Bonjour mes petites anguilles ! Aujourd’hui, on s’intéresse à A cure for life (sachant que le titre original est A cure for Wellness, je comprends encore pas le choix du titre français) avec Dane Dehaan. La bande-annonce m’avait bien fait kiffé et qu’en ai-je pensé au final ?

Lockhart (Dane Dehaan) est un jeune ambitieux qui se voit confier une mission par ses boss : ramener un des PDG de sa boite à New York pour que l’entreprise puisse faire une fusion. Le fameux PDG fuyard est en cure dans un institut en Suisse, un institut dont personne ne revient. Lockhart s’y rend pour mener à bien sa mission, qu’il pensait facile mais c’était sans compter l’étrange histoire de cet institut et des secrets qui y dorment.

Bon. C’est un film correct, très très beau niveau image. La réalisation, les couleurs et les lieux sont très bien choisis. Mais le gros défaut du film est qu’il est méga grossier. Chaque subtilité du film est écrasée et exploitée à fond. Chaque « Fusil de Tchekhov » (élément présenté au début d’un film qui se révélera ensuite utile à l’intrigue) est lourdingue. On sait d’avance la fin du film, il n’y a rien d’innovant. Et c’est fort dommage.

Presque toute l’intrigue est balancée en 15 min, ensuite cela ne sera qu’une suite d’indices pour que le héros comprenne où il est tombé. Sachant que lea spectateutrices ont normalement capté le bousin. D’ailleurs, un bon point (ou pas en fonction), le film ne nous laisse pas respirer une seconde. À peine, Lockhart a trouvé quelque chose qu’on lui donne un indice suivant. Perso, j’ai trouvé que le film aurait pu être raccourci par des zones d’ombre mais le film se sent de tout nous expliquer clairement.

En parlant de trucs bien appuyés, le film aime les symboliques mais tellement qu’il en met partout et en gros pour ne pas qu’on les loupe : la couleur verte et bleue, l’eau et son opposé le feu ou encore les « serpents/anguilles ». Le problème n’est pas d’utiliser des symboles, au contraire, mais de les laisser dans leur symbolique les plus probables sans chercher à les « pervertir ». Il n’y a que l’eau qui soit un peu plus étonnante que d’ordinaire. Mais les anguilles sont classiques, le vert et le bleu aussi. Pas de nuance ni d’originalité.

Les acteurs ne sont pas trop mauvais même si certains personnages secondaires sont over-clichés. Dane Dehaan tente de se rendre crédible en financier mais j’ai dû à y croire, Mia Goth est sympathique en gamine/ado/jeune femme perdue et semie-glauque. Jason Isaacs est assez bon, pas loin de son rôle dans The OA, il est très convaincant à la fin.

Bwef, un film qui en fait des tonnes, malgré une réalisation et une image sublime. Ça passe le temps !

Portez-vous bien !