Bonjour mes petits draps ! Aujourd’hui, on va voir A Ghost Story de David Lowery. Un film que je voulais voir malgré la présence de Casey Affleck, qui a perdu sa place dans mon estime. Mais visiblement, c’était un bon film. Que faire ? J’ai craqué.

M (Rooney Mara) et C (Casey Affleck) vivent dans une maison et leur vie se déroule. C est victime d’un accident de voiture et revient sous la forme d’un fantôme chez lui.

Ce film est un film sur le deuil, logique, mais que le deuil du mort et non de la vivante. M fait son deuil classiquement. Elle pleure son défunt et passe à autre chose. Alors que pour le mort, ce n’est pas la même chanson. Et c’est un excellent parti pris !

J’aime beaucoup la théorie que ce film donne. Il permet d’expliquer les canons classiques du film de fantômes avec les assiettes qui volent mais du côté du fantôme. Cela rappellera un certain film sur le même principe. Car on s’attache à ce fantôme. On comprend sa peine et puis, son obsession prend le pas. Une autre présence permet une autre version du même comportement.

La forme du fantôme est excellemment choisie. Sa forme « mignonne » et enfantine permet de se projeter dans les « émotions » du fantôme. Même si pour moi, elles disparaissent vite et se changent en souvenir vague mais qui le contrôle comme certain verrait la présence du Dieu : là sans être là.

Par contre, il faut s’accrocher. Les longs plans séquences sans musique ni sons ni actions sont difficiles à vivre. Soit parce qu’on s’ennuie, soit parce qu’on part ailleurs, soit qu’on s’exaspère comme mon voisin et le mec devant moi. Saine séance. C’est vrai qu’il faut réussir à passer la scène de la quiche et le film commencera à s’agiter un peu.

Je ne m’attendais pas à la tournure du film, ni même à sa lenteur. Pourtant j’avais imaginé un détail qui effectivement fut correct. Le format est intéressant, le fantôme est prisonnier de sa condition. La musique, peu utilisée, est assez sympa pour qu’on ne s’en lasse pas trop.

Un film pas pour tout le monde, à cause de son rythme peu classique. Parfois, il peut même s’auto-complaire dans ce que j’appelle « le syndrome du film d’auteurice« . Inutilement chiant. Enfin, voilou, ne vous attendez pas à un film classiquement monté.

Portez-vous bien !