En avant première ! Et ouai mes petits bichons frisés.

J’ai peu fait d’avant-première. Ce fut ma troisième dont la deuxième en anglais. La première a été pour Avatar, le dernier maître de l’air de M. Night Shyamalan (que j’aurai tué s’il avait été présent à la fin du film) et la seconde pour Polisse de Maïwenn. Mais c’est la première où les invités sont restés pour discuter à la fin. Comme c’est un Disney, les questions étaient trop léchées et polies pour me plaire mais bon. Passons au film à proprement parlé. Pis j’avais faim alors on est parti comme des malotrus.

Hiro Hamada est un garçon de 14 ans, petit génie de la robotique, il crée des robots pour faire des combats de rue. Son grand frère, Tadashi, lui crée aussi des robots mais pour guérir et soigner les gens. Il crée donc Baymax, un gentil et gros robot mou qui prend soin des malades. Malheureusement, Tadashi meurt dans un accident et laisse sa création à son petit frère qui ne pense qu’à venger son frère et sauver la ville ? la planète ? d’un mystérieux homme en cape.
Big hero 6 de Don Hall et Chris Williams

Big hero 6 de Don Hall et Chris Williams

Baymax n’est pas le robot fait pour un film d’action, ce qui donne nombre de situations cocasses, bien mises en valeur par des plans très loooooongs mais qui pousse le gag jusqu’au bout. Baymax est lent, gentil et pleins de bons conseils mais pas en situation de combat.

Hiro va le transformer pour en faire une machine de guerre (enfin pas trop non plus c’est pour les enfants ce film). Tout l’intérêt du film est dans la relation entre Baymax et les autres. Limite, le reste on s’en fout. C’est ce que je me suis dit pendant les deux pauvres révélations du film. On s’en fout. Les blagues de Baymax sont suffisantes à elles-même et on en redemande. Ce qui nous améne à la principal critique du film :

Tu les sens les clichés ? Oh oui ! On est bien dans un Disney. Clichés sur clichés. Qui c’est qu’on a donc comme personnages vus et revus :

  • le jeune intello qui fout ses capacités à la poubelle mais qui finalement va changer de voie (ouf il aurait pu continuer et se droguer !)
  • le gentil grand frère qui malgré les conneries de son frère l’engueule à peine
  • la tante qui s’occupe de gosse, elle a pas eu le choix et elle le dit presque, qu’elle y connait rien mais qu’en faite elle les aime t’as vu ? (bon elle s’appelle « Aunt Cass », donc je lui pardonne, en plus j’aime son design)
  • la fille badass gothique
  • la fille cucul en rose MAIS intelligente (ça nous sauve)
  • le hippy
  • le noir gentil (mais il meurt pas, on est pas dans un film d’horreur)
  • le méchant avec une motivation pourrie
  • le PDG raclure

C’est dommage car ça donne des personnages sans âme ni intérêt. Qu’ils soient là ou pas (à part Hiro), franchement ça change pas la donne. Ils sont là en support et encore… Contrairement à Dragons qui avaient pas mal mis en avant les personnages secondaires leur donnant une chance d’être utile, là c’est nada. « T’es pas Hiro ? Tu sers à rien, allez salut ! ».

Par contre, il y a de bonnes trouvailles d’animation. Ce qui me permet de parler du court-métrage qui précède le film : The Feast (le festin).

The Feast

Feast est l’histoire d’un petit chien recueillie et que l’on va suivre au fil de sa nourriture.

C’est un court métrage très beau à regarder. Il joue sur les profondeurs de champs, le flou, le dessin un peu esquisse. C’est très très joli à voir et assez sympa. On pourrait presque penser à un court métrage Pixar, les bons sentiments en plus. Par contre, j’en ai ma claque qu’on continue de croire que les femmes mangent sainement et l’imposent aux autres. Mais c’est mon avis.

Voilà, deux bons films pour le prix d’un. Si vous voulez bien rire pendant 1h30, let’s go. Portez-vous bien et c’est pas Baymax qui me contredira.