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Blackfish, ou l’affaire Seaworld

Posté le 15.08.2014 • Salles obscures & petit écran

 

Il y a des documentaires qui vous laissent un sale arrière goût d’humanité dans la bouche. Je vous présente Blackfish, un document de Gabriela Cowperthwaite, diffusé sur Arte le 29 juin 2014. La particularité de ce documentaire est qu’il est réalisé par une femme qui n’a rien d’une militante ou d’une cinéaste. Elle s’est juste intéressée à une question et a vu que ce n’était pas si clair que ça, elle a donc décidé d’enquêter plus précisément.

 

Le documentaire en entier

La vérité sur la nature des orques

L’orque, comme tout le monde, le sait est un chasseur né ; et il est au sommet de la chaîne alimentaire. Ce que l’on sait moins, et que j’ai appris dans le documentaire, est que les orques sont des animaux très voire plus sociaux que les humains. Ils naissent et meurent dans leur famille, composée de presque 40 individus. Leurs langages différent d’un clan à l’autre. Ils sont donc très intelligents, très puissants et sociaux entre eux. Mais aussi, envers les humains. Aucune attaque d’orque en liberté n’a jamais été observé.

Les orques peuvent vivre jusqu’à plus de 100 ans pour les femelles, c’est d’ailleurs elles qui gouvernent tout ce beau monde. Aucun orque ne voit, ou seulement 1%, sa nageoire dorsale s’affaissé. Mais pourquoi vous dire tout cela ? Parce que les orques en captivité montrent des comportements très très très différents et que l’on a pas besoin d’être expert pour s’en rendre compte.

Un documentaire basé sur un fait divers


Dawn Brancheau est une dresseuse d’orque qui sera tuée en 2010 dans un des parcs aquatique, Seaworld, aux état-unis, par l’un des orques du parc. Une orque qui aurait déjà fait plusieurs victimes, non pas à cause de son tempérament animal mais plutôt à cause des conditions de vie qu’il a eu pendant plus de 30 ans. Tilikum, l’orque en question, est le plus gros mâle jamais détenu. Il a été arraché (car oui, on peut dire arraché, même celui qui a fait ça en pleure encore) à sa mère en 1983. Depuis, il est passé par plusieurs parcs différents. Dans le premier, il a été enfermé tous les soirs avec deux autres orques, femelles, qui le laceraient. Il aurait fais sa première victime à cette époque.

Comme il est énorme, son sperme est très mercantile et il est donc racheté par SeaWorld. Les mêmes conditions de détention sont reproduites, les femmes orques sont agressives, Tilikum n’a pas d’espace pour se mettre dans son coin, il s’ennuie car séparer des autres. Bref, tout ce qu’un orque déteste (ou un humain je pense). Heureusement pour lui, ce n’est pas une femelle, qui souvent, sont séparés de leur petit. Dans ces conditions, beaucoup d’orque provoquent des accidents. Les dresseurs ou les experts ne savent pas déterminés si c’est pour jouer ou par réelle violence. Qui somment-nous pour comprendre ces sages créatures dénaturées ?

Blackfish ouvre les yeux

Sauvez Willy était très bien mais c’est un film. Là, seulement des témoignages d’anciens dresseurs et des images d’archives. Le documentaire retrace si bien la vie de cette orque, qui n’avait rien demandé à personne, qu’on le prend en compassion. On comprend ce qu’il vit et on comprend qu’il puisse péter les plombs. Mais on compatit aussi avec les victimes et les dresseurs qui ne savaient pas. J’ai pas mal pleuré pendant que je regardais, autant pour les orques que pour les hommes dans la tragédie. Comme d’habitude, ce sont ceux qu’on ne voit pas qui gère tout ça, sans prendre en compte les risques réels. Ils préfèrent garder une orque folle furieuse que de la relâcher, pour l’argent.

Bonjour, je suis niaise et j’essaye de vous avoir par les sentiments

L’un d’eux dit « Que deviendrait les orques sans SeaWorld car on promeut une bonne image d’eux ? ». Promouvoir la mort des dresseurs et des orques malheureuses et mutilées cela leur semble meilleur ! Les orques à l’état naturel n’ont rien de dangereux ! Ce sont des animaux sociaux et curieux.

Blackfish permet de mettre en lumière :

  1. la nature des orques en liberté
  2. le contraste avec ceux qui sont détenus
  3. les agissements inhumains des dirigeants des parcs Seaworld
  4. le regret et la tristesse des dresseurs
  5. votre propre regard sur les parcs animaliers ?

J’ai trouvé ce reportage très bien fait, il ne juge pas puisque les images nous permettent de faire notre propre opinion sur le sujet. Les orques sont des animaux magnifiques qui sont si beaux dans l’océan sauvage qu’il est dommage de voir quel ravage l’humain fait sur ces créatures en voulant seulement nous amuser. Je ne souhaite pas la mort d’autres dresseurs mais il faudrait que l’opinion publique change pour relâcher ces créatures dans le milieu et dans leurs familles.

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