Bonjour mes petits flocons ! Aujourd’hui, on part en Norvège pour le Bonhomme de Neige de Tomas Alfredson. Tiré d’un livre de Jo Nesbø, cela promet une belle et froide intrigue, vu que c’est l’un des romanciers polars venu du Nord qui ne font pas dans la dentelle. Enfin, je crois.

Harry Hole (Mickaël Fassbender) est un enquêteur torturé comme on est fait mille. Il s’ennuie, boit et ronchonne. Un beau jour, une jeune enquêtrice Katerine Bratt (Rebecca Ferguson) secoue son petit monde avec une série de disparition qui remonte à loin dans le temps et l’espace. Hole va devoir lâcher sa bouteille pour démêler tout ça.

Alors, je m’attendais en vrai à rien puisque j’y suis allée parce que l’affiche était sympa. Mais après la scène d’intro et le défilé de noms au générique, j’étais plutôt jouasse. Mais cela n’a pas tenu, comme la neige au printemps. C’est bien dommage.

Ça partait hyper bien avec l’histoire du tueur, oui c’est facilement devinable, assez sombre et torturé. On ne montre pas un gamin prendre cher comme ça pour le fun. Puis il a fait un bonhomme de neige aussi. Le signe du tueur, que personne ne remarquera d’ailleurs. Ok…

Après cette mise en bouche, le film prend son temps. Normalement ça me va bien. Mais, Michaël Fassbender n’est pas assez torturé pour que cela prenne. Et là viens mon premier hic : rendez-nous les acteurs-trices norvégiens. C’est bien les noms sur l’affiche mais ensuite ça pêche dans le jeu. Si vous voulez voir du flic bourru comme on le connaît mais qui est dans le jus, regardez la série des enquêtes du département V.

Comme le film nous explique tout de suite le pourquoi du comment, les meurtres semblent fades. Surtout que, je pense, le spectateur voit que le tueur se trompe de cible. Ça rejoins un peu la critique des clichés de Coco. Tout est lié. La femme n’a pas le droit de se barrer mais l’homme, ok.

Le film est assez angoissant pour sa première mise en scène de disparition. Très bien faite, je dois l’avouer pour sa montée. Il y aura une autre montée plus tard dans le film mais moins puissante car elle est polluée par l’enquête de Hole au même instant.

Le montage est assez étrange. On fait quelques flash-back pour expliquer une seconde enquête. Cela semble poussé. Il fallait faire rentrer le livre en 2h. On sent une bonne volonté envers le livre mais ça pêché dans le rythme. Je parlerai pas de la fin qui est rushée.

Les paysages sont beaux, la réalisation est assez scolaire. La musique est parfois cool et parfois nous force à avoir peur avec des jumps scares un peu irritant.

Un polar à voir pour se détendre ou frissonner un peu (au cause qu’il y a l’air de faire méga froid) mais rien de transcendant.

Portez-vous bien !