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Brimstone

Posté le 11.04.2017 • Salles obscures & petit écran

Martin Koolhoven

Avec Guy Pearce, Dakota Fanning, Emilia Jones, Kit Harington

22 mars 2017

2h25

Drame, western, thriller

Bonjour mes petits blizzards ! Aujourd’hui, on va parler d’un film relativement peu communiqué, même s’il y a eu des affiches dans le métro, sa sortie a fait peu de bruit. Et pourtant c’est un film assez intéressant.

Liz (Dakota Fanning) est une femme rangée, sage-femme, qui a l’air de vivre une vie paisible dans son petit village américain. Mais c’était avant que le nouveau révérend (Guy Pearce) fasse son entrée dans sa paroisse. A partir de là, les choses vont de compliquer. Mais pourquoi lui en veut-il à ce point ? Qui est Liz ? Et que cache son passé pour qu’un fantôme vienne la hanter à ce point ?

Brimstone de Martin Koolhoven

D’emblée, c’est un film où la violence n’est pas minimiser et est plutôt montrée, autant la violence psychologique que physique. Vous êtes prévenu-es. Je m’attendais pas à autant de sadisme mais cela porte le film plus que ça ne le dessert. La violence est ici condensé que dans le personnage du révérend. Qui ne sera pas sans rappelle la Nuit du Chasseur et son homme d’église plutôt cinglé. Le réalisateur a d’ailleurs évoqué une palanqué de films référence et celui-là en fait clairement parti. Sans pour autant faire une pâle copie.

Le film se divise en 4 actes et est monté à l’envers. On remonte le passé pour enfin comprendre d’où vient le mal et pouvoir, dans le quatrième acte, va se résolution. Je ne dévoilerai rien mais j’ai trouvé le scénario très bien ficelé et intéressant. Je me suis laissée emportée par l’histoire de cette femme mystérieuse. La réalisation n’est pas en reste car j’ai flippé pendant tout le 1e et 4e acte. La tension est extrêmement bien gérée. Guy Pearce est parfait dans ce rôle d’homme pieux ayant légèrement perdu la raison depuis bien longtemps.

Le film se base sur, non pas la critique de la religion, mais bien sur son utilisation, parfois abusive des hommes pour justifier leurs actes. Au nom de Dieu, ils confondent leurs désirs avec celui de Dieu. Et comme à l’époque le patriarcat avait grande influence ainsi que la religion (donc ceux qui la prêchent), il était compliqué de s’en sortir.

Je l’ai déjà dis mais Guy Pearce nous livre un très belle performance, comme dans son précédent film The Rover. Comme le film se passe sur une vingtaine d’années, je pense, il y a deux actrices pour le même personnage : Dakota Fanning pour Liz et Emilia Jones pour Joanna. Les deux sont parfaites et ont une vraie ressemblance autant de caractère que de physique. On ne se sent pas perdu en voyant l’une puis l’autre. Dakota Fanning joue la partie de la vie de Joanna où celle-ci est muette et cela rend vraiment bien. Son calme et sa sérénité (avant de voir arriver le révérend) la rendent juste mais peut-être un peu froide par moment. Elle qui a trouvé une nouvelle famille qui la respecte, elle semble vraiment loin d’eux. Les autres personnages sont détaillés et ont de l’importance. Le film prend son temps pour tout nous expliquer avec moult détails. En même temps, 2h30, accrochez-vous ! C’est long mais ça les mérite.

Bref, un excellent film, qui est passé bien vite dans les salles de ciné, sans qu’on en entende parler. Ah oui, et il y a dix minutes de Kit Harington, mais c’est vraiment un détail.

Portez-vous bien !

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