De plus en plus et de mieux en mieux. Car il y a toujours des aspects qui me sont encore difficiles. Ça s’espace, ça se tasse, tout comme mes complexes.
Ce n’est pas venu en claquant des doigts ou en invoquant Satan. Ça s’est fait petit à petit.

L’insistance de mon ex

38939f78597380852044a589c7fabdadEt oui, j’ai une bonne expérience avec l’un de mes ex, didon !

Nous n’avons pas du tout la même vision sur certains aspects ce qui fait que c’est aujourd’hui mon ex. Et qu’est-ce c’est cool ! Maintenant je peux comprendre son point de vue (j’ai pas dis accepter ou faire la même chose), c’est reposant et ça ouvre à d’autres choses, d’autres perceptions.

Mais bien qu’on n’ait pas eu cette même vision, il y a un point qui m’a permis d’avancer : sa vision du corps. Je ne m’aimais pas quand je l’ai rencontré. Je me trouvais moche, mes genoux étaient les suppots du diable en personne, mon ventre n’en parlons pas et j’osais à peine me regarder dans la glace. Et malgré tout mes rechignements, il a réussi à trouver quelque chose de beau. Il me l’a dit, m’a demandé de me maquiller ou de m’habiller plus court, des choses qui mettraient mon physique en valeur, plutôt qu’un jogging. J’ai mis du temps à le faire. Ça m’a coûté. Je me sentais mal souvent. Faut pas le nier. Ça a été dur.

Et puis on s’est quitté. Mais j’ai continuer petit à petit à changer ma garde-robe. Maintenant je ne m’habille plus qu’en jupe, ce qui était impensable avant. Je me maquille peu mais suffisamment. Par contre, j’ai lâché les talons, trop d’effort, trop contraignant.

Mais grâce à lui, à sa persévérance, à son regard différent du mien, il a pu me libérer de mon propre jugement.

Le yoga

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J’ai commencé le yoga car je pensais que ça pourrait me faire du bien. Je ne me suis pas trompée mais j’en attendais pas tant.

Moi qui suis un chêne d’origine, pouvoir toucher le sol avec le plat de mes mains en position verticale est un miracle. Miracle qui me demande une pratique quotidienne de 10min matin et soir, oh oh faut pas pousser.

Ce n’est peut-être qu’une impression mais je me sens plus grande (ceux qui me connaissent vont rire), évident plus souple mais souple dans ma tête aussi. Je réussi à me plier comme des danseuses (pas entièrement mais j’y compte bien) ! Je n’arrivais pas à descendre plus bas que mes genoux avant. Essayez d’imaginer le massacre il y a trois ans. Être là, entourée de gens souples, devoir faire des postures improbables, ne pas y arriver et revenir toutes les semaines.

Mais je l’ai jamais mal pris que d’autres y arrivent et pas moi. C’est peut-être ce qui m’a permis de continuer. Le corps est si merveilleux que je savais que le mien y arriverait, que j’y arriverait. Y’a pas de raison que je sois la seule planche de bois !

Et puis découvrir tous ces différents corps, des maigres et des ronds, faire les mêmes mouvements. J’ai appris à regarder les corps, je crois, à ce moment. Tous imparfaits mais tous si beaux. J’ai étendu au métro et dieu que je me ravis de voir toutes ces belles personnes, tous ces styles, toutes ses âmes tourner autour de moi.

Et j’espère qu’on pense la même chose de moi. Plaisir égoïste !

Le tatouage

Je me suis faite tatouer parce que déjà j’aime le tatouage depuis que je suis petite et que ma soeur est devenue tatoueuse. Ça serait bête de passer à côté de ça. Le tatouage, au départ, n’était pas dans le but de retrouver mon corps mais juste d’y apposer des choses chères à mon coeur. Et puis, maintenant qu’ils sont là, pourquoi les cacherai-je ? Ils sont beaux, ils sont moi, ils ont besoin d’être montrer.

Le renard qui est sur mon omoplate droite m’a permis d’accepter le petit bourrelet que j’ai au coin des bras ou encore mes aisselles. Pour le montrer, je dois mettre des vêtements sans manche et donc dévoiler mes bras.

Les deux tatouages du bas mollet droit m’ont empêché, pour la première année de ma vie (c’est mon ex qui va être content) à mettre des collants pendant les canicules. Apprécier l’air sur mes jambes étaient si compliqué avant eux. Car oui, je pouvais mettre un collant par 40°. Même pas mal ! Mais cette année, c’est fini. A moi les gambettes au vent et la repousse de poils visible !

tattoo

Le massage

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Grâce à Marina et son regard bienveillant, j’ai pu arrêté de complexer. Un corps est un corps. S’ils font masseur-se, c’est qu’ils aiment masser et faire du bien aux autres. Voilà ce que j’ai ressenti. Peu importe ta peau et ta graisse, être masser reste et doit rester un plaisir.

Le pire dans tout ça est que je sais que je ne suis pas horrible à regarder, que, même si je ne mesure pas 1m70 et pèse 50kg, je sais que ça va. Mais pourquoi on met si longtemps à s’en rendre compte ? Qu’est-ce qui a péché au début ? Comment en est-on arrivé là ?

Heureusement la vie envoie les bonnes personnes et les bons événement pour guérir tout, reste plus qu’à ne pas les louper et à profiter des enseignements.

Aimez-vous et portez-vous bien !