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Enfant 44

Posté le 24.04.2015 • Salles obscures & petit écran

Booooooooooonjour ! L’affiche m’a beaucoup plu et interpellé, je suis donc allée voir Enfant 44 de Daniel Espinosa. Je viens d’apprendre que c’est un livre à la base, de Tom Rob Smith, voilà c’est génial.

Dans la Russie de Staline, tout est parfait, « il n’y a pas de crime au paradis » répète t-on. Il n’y pas de meurtre car les gens s’aiment et vivent en harmonie. Les traîtres, ceux qui communiquent avec l’occident, sont pourchassés. Léo Demidov (Tom Hardy) est un soldat des services secrets soviétiques (surement le KGB, je me souviens plus), très prometteur, très bon dans son travail. Un jour, le fils de son collègue Alexei est retrouvé mort à côté des voies ferrés. L’enquête aboutie à un « tragique accident », c’est alors que Léo, qui voit le corps constate que cela ne peut être un accident, commence à douter du système.

enfant-44J’ai beaucoup aimé le film, l’histoire, le déroulé entier et l’action même si j’ai trouvé cela un peu long à la toute fin. J’ai même cru que le film durait plus de 2h30 alors que non. L’histoire est à rebondissement permanent. L’histoire des enfants est mise de côté au début pour permettre de mettre en place les contraintes que va devoir surmonté le héros. Cela permet de comprendre ce qu’était la Russie et le système policier de l’époque, combien les apparences étaient importantes pour Staline. Il y a de l’action, on ne s’ennuie pas un moment. Un détail mais les bagarres sont fouillis, ce qui fait que c’est bien parce que c’est le bordel, comme quand on est vraiment dans la baston mais c’est un peu troublant pour savoir ce qu’il se passe, genre « est-ce que Léo est mort ? Et là ? Et c’est qui lui ? ». La partie « détective » est très sympa.

Mais ce qui m’a le plus plu est l’évolution (bon ok un peu caricatural mais moins que d’ordinaire) du couple Léo-Raissa (sa femme, Noomi Rapace). D’ailleurs la plupart des personnages ne sont pas les mêmes au début et à la fin. La plupart change d’avis et de regard au fur à et mesure. L’adversaire de Léo, Vasilli (Joel Kinnaman), pleutre au début, se révèle petit à petit en [spoil]. Ce film parle beaucoup de survie. Raissa le dit clairement à un moment, elle n’est là que pour survivre. C’est vrai que la plupart des personnages agissent parce qu’ils survivent à leur environnement que ce soit la famine ou la police qui vérifient le moindre geste. Ne pas mourir reste la motivation première de chaque personnage.

J’ai beaucoup aimé les larges plans qui montrent bien la grandeur que voulait créer l’URSS, de grands bâtiments, de grand espaces comme la Russie. Les larges gros plans ciblent bien les émotions de chacun, permettant d’essayer de comprendre leur psychologie. Les couleurs aussi étaient très belles.

Les acteurs ont fait un travail pour faire un accent russe. On aime ou on aime pas, j’ai trouvé ça déroutant au début puis je réussi à passer le cap. Tom Hardy était très bien dans ce rôle parfois ambiguë, voire lui-même perdu dans ce qu’il veut/croit être dans cette Russie qui l’a façonné. Il m’a rappelé l’acteur de Dean Winchester dans Supernatural (Jensen Ackles). Noomi Rapace m’a pas transcendé des masses mais cela reste correct. J’ai bien aimé retrouvé les deux acteurs danois de Profanation, j’avais vu que Fares Fares était au casting mais pas son confrère Nikolaj Lie Kaas. Petite apparition pour Vincent Cassel, qu’évidement en France on met sur les affiches, alors que son rôle consiste à deux-trois petites scènes. D’ailleurs, je n’ai pas compris son rôle au final dans l’histoire des enfants.

Pour résumé, un bon film, peut-être un peu long mais bourré de rebondissement dans la Russie de 1950.

Portez-vous bien !

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