Ce week-end, à part dormir et manger, je n’étais d’humeur que de voir des films et de me plonger dans des mondes qui ne sont pas les miens. Commençons par Filth, passer inaperçu en France.

FilthFilth de Jon S. Baird

Je suis de très près ce que fais James MacAvoy et j’avais donc vu qu’il avait tourné ce film en 2013. Il n’est jamais sorti en France en salle mais directement en DVD en 2014. Pourquoi ? Je ne sais pas trop. Il n’est ni bon ni mauvais.
Filth raconte l’histoire ou plutôt la descente d’un flic écossais. Un japonais est tué dans un tunnel de métro et le sergent-détective Robertson (James macAvoy) est chargé de l’enquête, avec à la clé, une future promotion. Tout devait lui réussir. C’était sans compter sur son passé et ses addictions.

Ce film est assez drôle par moment, très cynique à d’autres. Un peu comme les écossais me dira t-on. C’est pas mal joué. On retrouve le petit Billy Elliot (Jamie Bell). Le rythme est très rapide, bien monté. L’histoire se tient pas mal jusqu’au bout même si le passé du flic est un peu trop pré-mâché et revu.

Les personnages secondaires sont très sympas : le couple formé par une femme un peu rigide et exigeante et un pauvre benêt qui a dû mal à s’imposer, le flic métrosexuel qui n’assume pas, la fliquette qui en a dans le crâne et qui en veut. Tout est caricatural et voulu et ça passe.

À voir surtout pour le cul de James MacAvoy !

 

HippocrateHippocrate de Thomas Lilti

Peinture sociale (attendez ne partez pas tout de suite !) sur la vie d’un service interne à l’hôpital. On y croise le jeune fils du directeur (Vincent Lacoste) qui tente de se faire une place mais aussi un médecin algérien (Reda Kateb) qui vient pour réussir en France.

C’est bien fait mais pas impérissable. C’est qui est intéressant c’est de voir les problèmes sociaux et de gestion entre les chefs et les internes qui vivent près des patients. Choisir entre l’argent et le soin. On peut aussi voir les difficultés et les querelles entre les services. Chacun voulant faire valoir ses règles sur celui de l’autre. On découvre aussi combien les services sont solidaires entre eux, couvrant les fautes des uns et des autres. Une communauté dans la communauté. On découvre aussi les conditions des médecins étrangers qui doivent redescendre en bas de l’échelle pour obtenir un poste fixe en France. Ils ont exercé dans leurs pays comme de vrais médecins mais en France ils ne redeviennent que de simples internes et doivent repasser par la case étude.

Sympa, pas trop prise de tête. Des moments légers qui montrent bien comment les personnels de soin doivent se détacher de leurs métiers pour le faire bien.

 

mommyMommy de Xavier Dolan.

Je comprends mieux le prix du Jury de Cannes ! Dans un Canada fictif, une loi autorise les parents peuvent sur simple demande mettre leurs enfants dans un établissement spécialisé. Diane (Anne Dorval), une mère qui a perdu son mari, récupère son fils Steve (Antoine-Olivier Pilon) violent et atteint du TDAH. Elle va tenter de le sauver à l’aide de sa voisine enseignante tout en gardant à l’esprit cette fameuse loi.

Si vous avez vu la bande-annonce, vous avez pu constater le format étonnant et carré des images. C’est voulu et c’est tellement bien pensé ! Un peu à l’image de tout le film. Tout est bien fait, bien pensé, c’est à la limite du trop scolaire. Mais c’est génial. Le pitch peut faire très peur, le fait que ça soit un film primé à Cannes aussi mais ça n’en est rien. Qu’est-ce qu’on rit ! (c’est peut-être dû à l’accent canadien, heureusement qu’il y a les sous-titres). Ce film, malgré la teneur dramatique et triste du sujet, ne s’appesantit pas dessus. Ce film est léger comme le garçon, qui malgré sa violence latente, n’aspire qu’à vivre pleinement avec sa mère.

Le personnage de la voisine est aussi très bien trouvée. Jamais on nous relève son problème, car elle en a un. Elle vit recluse jusqu’au jour où elle soigne Steve, elle a aussi un problème de langage qui est apparu deux ans auparavant. Malgré sa timidité, son apparence fragile et ne semblant pas appartenir à leur monde, elle forme le trio magique qui respire la vie.

Vraiment à voir, ce film est vraiment cool et pas du tout tourné gay comme certain croit. Ce n’est pas parce que le réalisateur l’est, que ses films le sont, merci les amalgames. 

Love Actually de Richard Curtis

Il y a une tripotée d’acteurs dans ce film, c’est assez dingue ! J’ai eu l’impression d’avoir déjà vu ce film tellement j’avais vu d’extrait ou de gif dessus. On croise plusieurs couples ou futurs couples ou losers de l’amour peu de temps avant Noël qui devient un prétexte pour que tout ce beau monde se bouge pour faire naître l’amour autour d’eux.

Je pensais avoir affaire à une comédie romantique mais au final j’ai plus ris que pleurer, dis donc ! J’ai adoré le personnage du premier ministre qui malgré sa fonction reste un homme maladroit avec la femme qui lui plait. Le père qui aide son beau fils a conquérir son premier amour aussi m’a pas mal touché. Je me suis bien reconnue dans l’un des personnages et comme par hasard, c’est une des histoires qui ne fini pas très bien. Youhou. Bon, sinon c’était divertissant, je ne me suis pas ennuyée, tous les personnages sont sympas même le chanteur dont on ne sait pas trop pourquoi il est le fil directeur du film. Allez savoir !

hugh-grant-love-actually-dance-o

Portez-vous bien comme le premier ministre