Crédit photo de couverture : Thomas O’Brien

Bonjour mes petits cadres ! Aujourd’hui, un article un peu plus intime que d’ordinaire. Ce n’est pas dans mes habitudes de parler de moi, mais cela fait maintenant cinq mois que j’attends pour écrire ce texte. Il est peut-être temps !

Car Frames 2018 a été un moment fort, peut-être même le plus fort, de cette année et ces trois jours m’ont et m’apporte encore beaucoup de joie.

Pour commencer, rien que le fait d’être au milieu de personnes qui partagent les mêmes goûts, même ambition, passions, galères, ça, c’est quelque chose qui m’était peu arrivé. Mes premières études, et un peu les secondes, n’ont pas été dans ce domaine créatif que j’affectionne particulièrement. Difficile de se sentir à mille pourcents quand peu de gens partagent votre vision de la vie. Heureusement, tout n’est pas noir, ces relations m’apportaient autre chose mais il manquait quand même ce goût créatif.

Donc être entourée pendant trois jours de personnes passionnées, ça fait plaisir ! En plus, c’est cette fameuse jeunesse qui fout rien, et bon dieu, si celleux qui pensent ça savaient combien c’est faux ! Toutes ces personnes travaillent d’arrache-pied pour fournir ce qu’iels produisent. Souvent, le résultat ne reflète pas les heures de taff qu’il y a derrière. Et c’est fou car souvent, l’argent ne suit pas. Si ce n’est pas ce que l’on appelle « la passion », alors je ne sais pas comment ça s’appelle.

Et pour la plupart, ce sont vraiment des personnes ouvertes, souvent très gentil-les, là pour rencontrer d’autres gens. Le contexte de ce festival permet cette cohésion. Alors ça permet aussi de travailler son syndrome de l’imposteur à fond ! Quand tu arrives à baragouiner trois mots face à quelqu’un-e que tu suis depuis plusieurs années, c’est une victoire !

Et cela fait partie des choses qui me rendent heureuse, encore aujourd’hui quand je repense à ces trois jours. Ce bonheur d’avoir pu échanger quelques mots avec le Capitaine du Nexus VI, avoir réussi à dire « bravo pour votre travail » au réalisateur, Slexno, de cette même émission, avoir fait un jeu stressant dans un bus avec Alt 236 et Cyrus North ou encore d’avoir été présente pendant une conversation complètement dégantée entre Benzaie, e-penser et François Descraques un midi. C’est fou quand j’y repense ! Fou d’y avoir eu le droit, fou de voir tout ce chemin parcouru, fou de retracer toutes ses coïncidences, choix faits pour arriver à ces moments-là, fou de voir les évolutions de caractère que j’ai pu avoir et qui m’ont mené jusque-là.

Et puis, il y aussi tous ces vidéastes rencontrés pour la première fois devant les conférences comme Derrière le masque ou Le Coin du bis. Mais c’est aussi revoir des ami·es en les croisant par hasard dans la ville !

Crédit photo : She Deraz Photography

Et puis, ce moment si spécial, cette suspension dans le temps où face à mon désemparement à parler devant une salle entière, sur scène, Sophie-Marie Larrouy m’a réconforté et dit des mots qui me sont restés comme des ancres. Ca tombe bien, elle me parlait de racines. Ces moments si intenses qu’ils semblent tout droit sorti du temps, eh bien, Frames m’en a offert un.

Et bien sûr, cette conférence si riche en émotion que j’ai eue la chance de faire en présence de Mymy et Queen Camille de madmoiZelle et SML, l’unique. Une conférence qui a réussi à émouvoir les gens du public. Une conférence qui venait du corps et du coeur, le thème s’y prêtait. J’en pleurerai encore maintenant (j’ai les larmichettes au moment d’écrire).

Et puis, il y a cette soirée du samedi où j’ai dansé comme je n’avais plus dansé depuis des années. Le lieu, l’ambiance, les gens autour, tout était réuni pour danser sans y réfléchir, juste être bien et profiter des sons. C’est si rare que je me sens parfaitement à l’aise, en confiance, que cette soirée est restée graver dans ma mémoire. Et maintenant, je l’avoue, c’est de la nostalgie que j’ai.

Et enfin, les meilleures pour la fin, sans qui je n’aurais pas pu vivre tout ceci : les meufs des Internettes ! Elles m’ont offert le ticket d’entrée mais aussi le support, le soutien et l’amitié, et tout ceci, est encore d’actualité ! Je suis si heureuse de soutenir ce mouvement et de pouvoir vivre tout ça si bien entourée ! 


Crédit photo : She Deraz Photography

Frames reste donc dans ma mémoire comme une source de joie mais aussi de frustration car même si j’en ai fait du chemin sur la voie de la non-timidité, je reste encore souvent bloquée devant les gens, ne sachant pas les aborder. Et c’est relou ! 

Frames, ça a été un moment fort en enseignement. Je vais continuer à me donner les moyens de mes ambitions, et bon dieu qu’elles sont un poil hautes parfois. Et aussi, virer le regard des autres comme référentiel, il suffit de voir la diversité et la différence de personnalité pour voir qu’il y en a pour tous les goûts.

« Vous êtes assez » – Queen Camille.

Portez-vous bien !