Bonjour mes petits enfants d’après guerre ! Aujourd’hui je vais m’intéresser à Frantz, film de François Ozon.

Anna (Paula Beer) pleure son fiancé Frantz, mort pendant la guerre de 14-18. Un beau jour, un homme laisse lui-aussi des fleurs sur cette tombe. Au fur et à mesure, elle et la famille de Frantz apprennent à connaître ce français (Pierre Niney) venu de loin. Pourtant, il n’est pas celui qu’il prêtant être.

frantz-posterCe film est très beau, lente et poétique. La première chose frappante est bien sur l’utilisation du noir et blanc et de la couleur. Le film repose, et c’est sa principe question, sur la question de la vie après un drame. Dans ce film, les protagonistes sont piégés dans la mort qui les accable et qui les empêche de vivre à nouveau. Ainsi la couleur apporte et nous montre lorsque ceux-ci reprennent quelques instants le goût de vivre.

La film se déroule en deux actes. Avant et après que le mensonge d’Adrien soit dévoilés. Le film traite donc de la vie après un drame mais aussi du pardon et de la préservation à tout prix de certaines vérités. Un mensonge entraîne un autre mais si cela protège de plus de peine, est-ce encore un mal ? Est-ce que le mensonge est nécessaire parfois ?

Les acteurs sont très justes. Affection particulière pour le père de Frantz (Ernst Stötzner) et Fanny (Alice de Lencquesaing). Pierre Niney est toujours aussi bon et sa compagne de réplique, Paula Beer, est aussi remarquable.

Les images sont léchées et les passages en couleur sont délicats, cela marque juste le propos. Il y a peu de musique, ce qui renforce la force des jeux d’acteurs.

Bref, un bon film qui peut quand même paraître long quand on ne s’attend pas à ces deux actes.

Portez-vous bien !