Bonjour mes petits portables jetables ! Aujourd’hui, partons rapidement pour la ville où j’habite et ses environs avec Frères Ennemis. Le film est porté par deux grosses pointures : Matthias Schoenaerts et Reda Kateb.

Imrane (Adel Bencherif) et Manuel (Matthias Schoenaerts) sont deux amis d’enfance qui se sont lancés dans le trafic de coke. Ils doivent écoulés 70kg à la famille Reyes. Sauf que les trafics de drogue c’est jamais simple et que Imrane est en contact avec Driss (Reda Kateb), un ancien ami et flic aux stups.

C’est un film fort même si je n’ai aucune idée de la véracité des choses montrées. Le recel n’est qu’une couverture pour passer le film en enquête policière et film de vengeance.

Le point fort du film est d’avoir créé un trio d’ami d’enfance qui s’est divisé ensuite. Un des trois est devenu flic aux stups ; « là où son visage est un avantage » et surtout il connaît le quartier et les gens qui y vivent.

Cela crée des relations conflictuelles pour l’enquête. Cela permet de montrer que personne n’est tout blanc ou tout noir. Et même si le flic se fait rejeter de tou·te·s, il tient encore à tou·te·s et tente de les aider comme il peut. Mais le film montre aussi que si l’on veut s’en sortir, c’est aussi une volonté interne et que c’est un choix fort à faire.

Matthias est toujours aussi percutant dans ce genre de rôle dur et froid. Même s’il arrive à faire passer d’autres émotions en sous-main, pendant des moments fugaces qui marquent. Et Reda Kateb est vraiment très bien dans ce rôle ambivalent, tiré entre la fierté de bien faire et de sortir ses ami-es de ce quartier qui l’a fait grandir.

J’ai adoré la musique qui est planante et vibrante dans les moments de tension. Ça nous met dans le même état de perdition et de choc que les personnages. J’ai trouvé cette BO digne d’un film américain et audacieuse.

Un film à voir si vous aimez le genre.

Portez-vous bien.