Bonjour mes petites gouttes ! Aujourd’hui, je vous parler d’In the fade. Diane Kruger a remporté le prix d’interprétation féminin à Cannes, et c’est mérité. Déjà dans les bandes-annonces, elle annonçait la couleur.

Katja Şekerci est une femme au foyer, épouse de Nuri Şekerci, ex-dealeur de drogues, très bien réintégré. Iels ont un fils, Rocco. Alors qu’iels mènent une vie paisible, une bombe explose devant le magasin de Nuri. Katja se retrouve seule et va se lancer dans la vengeance de ses proches.

Ce film est extrêmement réaliste et comme le savent le faire les allemands, prennent les problèmes sociaux à bras-le-corps. Ainsi, ici, les blancs sont le problème, pas les étrangers. L’inverse d’une  » » »comédie » » » française du moment. Merci Allemagne de relever le niveau.

N’allez pas voir ce film quand vous êtes tristes ou dans une période sombre, le film ne vous laissera aucun repos. Comme mes voisin·es de siège qui ont commenté chaque scène d’une intersection « oh ! », « oh non… » ou encore « c’est pas vrai ! ». En vrai, ça m’a fait rire. C’était sincère.

Bref, vous entrez dans le monde du deuil, de la rage et des idées vengeresse. Katja n’est pas une enfant de cœur. Elle est dure et lui avoir arraché ses deux amours ne va pas la faire redescendre.

Diane Kruger est criante de désespoir puis de colère sourde, on la sent ronger et ça fait mal. Son monde n’a plus aucune saveur et cela se ressent. Ce film passe par les fluides pour nous le faire comprendre. Alors qu’elle pleure, elle perd ses règles. Ce film oppose l’eau de la mort au sang de la vie mais aussi les fluides au feu. Et ce, à plusieurs reprises, via la sœur, la mer et la pluie.

Ce film parle aussi d’injustice. Soit parce que le motif de la mort n’est pas juste soit envers la justice. Les adversaires de Katja sont affreux et donc extrêmement bien joué. Iels font froid dans le dos et sont sûrement assez représentatifs. « Surement » car je ne connais pas personnellement ce genre de personne, et je suis bien contente.

Bref, un excellent film social à voir en bonne condition ou si la mort vous touche peu.

Portez-vous bien.