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Juste la fin du monde

Posté le 10.10.2016 • Salles obscures & petit écran

Xavier Nolan

Avec Gaspard Ulliel, Nathalie Baye, Léa Seydoux

21 septembre 2016

1h35

Drame

Bonjour mes petites personnes connectées. Aujourd’hui, on s’attaque à du Nolan avec Juste la fin du monde. J’avais bien aimé Mummy et vu les critiques passées, j’appréhendais un peu ce nouvel opus mais je m’en suis plutôt pas mal sorti.

Louis (Gaspard Ulliel) rentre dans sa famille après 12 ans d’absence. Les raisons de son départ ne sont pas énoncées mais celles de son retour oui. Il va leur annoncer qu’il va mourir. Le repas de famille, un dimanche comme les autres, ne va pas se passer comme prévu. Mais est-ce que quelque chose peut se prévoir dans cette famille ?

juste-fin-mondeBeaucoup de critiques commentaient le fait que le film ou la situation était dur-e. Et elle l’est. La famille, les relations entre les personnages ne sont pas simples. Chaque caractère s’affronte, le départ de Louis reste en suspense, son succès (car il est metteur en scène célèbre) soulève des égos, la rancœur et le regret aussi.

Ce film est bourré de non-dits. Les images parlent à la place des personnages, ce qui permet d’en apprendre plus sur le drame et sur l’histoire de Louis et de sa famille.

Les acteurs sont bien choisis. Nathalie Baye campe une mère de famille qui visiblement a fait ce qu’elle a pu. Vincent Cassel, le frère Antoine, est colérique, parano, fatigué et a un petit problème de communication. Suzanne, jouée par Léa Sédoux, n’a pas connu Louis, elle le connait par ce qu’on dit de lui. Et il y a la pièce rapportée, la femme d’Antoine, l’étrangère à la famille, campée par Marion Cotillard qui tente de comprendre Louis mais de protéger son mari par la même occasion. Et Gaspard Ulliel qui en décroche une toutes les vingts minutes, tout en finesse et en jeu de regards.

C’est un film assez long car on attend, avec une épée de Damoclès, l’aveu de Louis qui tarde, qui tarde, qui cherche le bon moment. On subit, comme Louis, les différents reproches, remarques, conseils, envies des autres. On est bloqué comme Louis, on attend qu’ils leur disent, qu’il trouve le bon moment.

Le choix des musique est bien trouvé, celles qui coupent les actes mais aussi celles qui se font plus discrètes. Le film est tourné comme une pièce de théâtre, surveillé par l’horloge de la maison. Le temps est une donnée importante. Entre le temps d’absence, le temps qu’il reste à vivre à Louis, le temps qu’il veut passer dans sa famille…

Bref, un film fin sur une histoire pas si facile.

Portez-vous bien !

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