Bonjour mes petits mélanges culturels ! Aujourd’hui, c’est dur et brutal avec La mauvaise réputation. On va donc balancer les trigger warning : violence morale, chantage et humiliation.

Nisha (Maria Mozhdah) est une jeune adolescente qui vit sa vie et ses amours. Le seul hic est qu’elle est fille de pakistanais·e et qu’iels vivent dans une communauté un poil fermée. Le jour où le père de Nisha (Adil Hussain) la découvre chez elleux à flirter avec son petit copain le déshonneur tombe et il l’envoie au Pakistan apprendre à respecter la tradition.

J’aurais dû me douter qu’un film norvégien ne fait jamais dans la dentelle. Ce film est dur, brutal, sec et sans compromis. Perdez tout espoir en franchissant cette porte. L’honneur est le sujet principal du film et il s’oppose à l’envie de vivre de Nisha. Tout ce qu’elle aime entre en conflit avec les coutumes de sa famille. Iels veulent être respectée dans leur communauté, il ne faut pas faire de vague, pas fauter.

Nisha, elle, veut danser, aimer et vivre comme n’importe quelle jeune fille norvégienne. Sauf que tout ça n’est pas bien vu dans cette communauté. Ainsi elle est obligée d’entrer dans le rang ou bien, de disparaître (par un moyen ou un autre). Le problème étant que même lorsqu’elle fait des efforts le moindre manquement lui revient dans la tronche puissance 10.

Le film est donc très violent. Et ça escalade pas mal. Je n’étais vraiment pas bien et j’ai trouvé qu’elle avait une force inouïe pour ne pas en finir. Surtout que, bien sur, c’est toujours de sa faute. C’est une femme, c’est déjà de sa faute. 

A part Nisha, il y a le personnage du père qui fait figure de gérant des lois. Mais on sent qu’il n’est pas le plus intraitable. On sent que ça lui fait mal de faire tout ça mais il est tellement ancré dans le regard des autres qu’il faut plier. Il faut faire mal à sa fille plutôt que d’accepter que les coutumes changent. La fin est très bien faite car on sent qu’il a une sorte de bascule mais pas totalement. Le dernier choix de Nisha est le meilleur pour elle et son père l’accepte sous une certaine forme.

Bref, à voir même s’il faut être prêt·e pour le voir.

Portez-vous bien !