Bonjour mes petites rues pas safes ! Aujourd’hui, une sorte de blockbuster action-semi historique français (incroyable) L’empereur de Paris. Alors Jean-François Richet, le réalisateur, s’en sort comment ?

François Vidock (Vincent Cassel) est un bagnard, plutôt violent qui se reconverti en drapier. Sauf que son passé le suit à la trace et personne veut le laisser tranquille avec ses étoffes. En échange de sa grâce, il va essayer de nettoyer la ville de Paris de ses criminels et autres trancheurs de gorges.

Eh bien, ma foi, j’ai apprécié ! Bon, j’ai pas eu la meilleure séance de ma vie entre un mec pas content que le film dure longtemps et vingt mille personnes qui se sont levés pour aller pisser. Dur d’être dedans et à fond.

Mais, malgré la longueur du film qui, pour moi, est justifiée pour bien mettre en valeur les personnages et surtout l’ambiance de ce film, on sent que l’on veut faire vivre le Paris de 1800. Je pense que ça se vautre niveau réalisme mais J’ai suspendu ma crédulité à une patère en entrant dans la salle.

Et j’ai été transporté ! Si bien, que je suis contente d’habiter en 2010 dans Paris, c’est quand même moins l’horreur que ces rues sales et mal famées. Bref, le film a mis les moyens dans les décors et costumes. La lumière est vraiment belle aussi ! Je regarde de plus en plus l’éclairage grâce aux ateliers fiction des Internettes (clique pour en savoir plus :3).

La musique est aussi vraiment percutante dans les moments intenses comme le combat dans la cave. J’ai d’ailleurs trouvé ce combat particulièrement beau, surtout l’écriture de ce personnage de père. C’était beau.

Et enfin, le dernier point fort de ce film est ses personnages et les acteurices. J’ai adoré le personnage du policier joué par Denis Ménochet. Il n’a presque aucune réplique et on le voit sporadiquement mais son regard suffit à faire de lui une véritable présence. Et son évolution, je dis oui !

Évidement Vincent Cassel est Vincent Cassel. Est-ce qu’il y a un film dans lequel il est mauvais en fait ? Après, il est très proche de ces rôles habituels et loup grincheux et solitaires. Pis sa gueule remplie parfaitement son rôle.

Les femmes, que ce soit Annette (Freya Mavor) ou Roxanne (Olga Kurylenko) ne sont pas assez consistante par contre. Malgré une volonté de créer une mise en scène spéciale pour Roxanne avec des miroirs et des reflets, ce n’est pas suffisant, j’ai trouvé. Annette est moins femme en détresse ou potiche que d’habitude mais c’est pas fou fou non plus.

Il y a une chose qui me laisse perplexe car parfois c’était bien utilisé et d’autres sans trop de raison, c’est la rotation de la caméra. Très bien utilisé dans l’église (d’ailleurs bon choix de lieu, pour le symbole de la rédemption) mais très étrange pendant l’incendie. Je me suis même demander si je rêvais pas.

Bref, j’ai aimé ! Après je conçois que ça puisse être un peu long.

Portez-vous bien !