Bonjour les amoureux du soleil levant !  Ce que je suis depuis très longtemps et j’aime particulièrement les longs métrages d’animation japonais. Mes favoris étant, sans surprise, les chefs d’oeuvre d’Hayao Miyazaki. Aujourd’hui, on s’intéresse au nouveau de Mamoru Hosoda.

Ken vient de perdre sa mère, divorcée ; il n’a donc plus de famille. Très caractériel et en colère contre le monde, il s’enfuit et fait la rencontre d’un drôle de type. Il le suit et se retrouve dans le monde des bêtes. Celui qu’il a suivi se nomme Komatetsu, et est l’un des deux prétendants au titre de seigneur de la ville des bêtes. Mais pour avoir une chance de remporter ce titre, Komatetsu doit prendre un apprenti. Après bien des rebondissements, Ken accepte d’être l’apprenti et de devenir sabreur comme son maître.

garçon-beteCe film n’est pas un bête film d’animation et encore moins pour enfant, comme bien souvent avec le Japon. On est pas chez Disney. Ce film parle d’abandon d’enfant, de force intérieure, des liens autres que de sang que l’on crée au fil des années, de rencontres et d’amour. Mais aussi de sacrifice et de dépassement de soi et de son égo. Il oppose aussi les termes de « bêtes » et « humain ». Qui est la bête ? Qui est l’humain ? Est-ce que des bêtes peuvent plus humaines que des hommes ?

Le réponse est évidemment oui. La qualité d’un être ne doit pas être mesuré à son apparence. Et c’est bien retracé grâce à tous les personnages. Car aucun n’est manichéen et c’est agréable. Le cadet de l’opposant à Komatetsu aurait pu être l’adversaire de bout en bout et cliché mais non, son caractère est sincère et évolutif. Au départ, jeune garçon plein de testostérone et de fierté, il s’affine pour choisir lui même qui il est.

Le duo principal, Ken et Komatetsu, détonne. Deux caractères fiers et forts qui s’allie et s’affronte en permanence sans jamais avoir peur de perdre ce lien entre eux. Un lien qui va au delà du lien « père-fils ».

Le film se découpe en trois parties et l’on suit Ken pendant 8 ans. Cela permet de voir l’évolution de chaque personnage. Cela permet de traiter de plusieurs sujets en même temps sans que ce soit étrange. Même si les codes culturels ne sont pas les mêmes et mettent en avant des choses que l’on pourrait (je trouve) trouvé de peu important voire archaïque. Mais chacun sa culture et juge ce qui est important.

Le dessin n’est pas à la hauteur de Miyazaki, maître, pour moi, en la matière mais reste très très bien. Il y a même parfois l’utilisation de technique 3D, surement pour simplifier le rendu. Reste les effets magiques qui sont vraiment superbes. Le bestiaire est très chouette !

Voilà, un excellent film profond et bien ficelé malgré sa longueur. On ne s’ennuie pas et j’ai éprouvé beaucoup d’émotions, et ça, c’est bien cool ! À voir (même en version française, erreur de ma part, donc je le reverrai en VO pour profiter de la langue d’Inoué).

Portez-vous bien !