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Loving

Posté le 21.02.2017 • Salles obscures & petit écran

Jeff Nichols

Avec Joel Edgerton, Ruth Negga, Marton Csokas

15 février 2017

2h02

Drame, romance, historique

Bonjour mes petits tolérants ! Aujourd’hui, on parle de Loving, le dernier Jeff Nichols qui reprend certaines thématiques chères au réalisateur.

Richard Loving (Joël Edgerton) est un blanc qui aime Mildred (Ruth Negga), une noire américaine. Ils s’aiment vraiment et décident de se marier. Sauf que dans les années 50, les couples mixtes ne sont pas bien vus et interdits dans certains états. Après ce mariage, ils sont renvoyés hors de l’état de Virginie ; s’en suit une vie de lutte pour pouvoir retourner sur cette terre qu’ils chérissent tous les deux.

Loving de Jeff NicholsAh Jeff Nichols et sa vision protectrice du père. Protectrice mais fragile à la fois. Je trouve ses personnages de père toujours magnifique. Richard Loving n’y fait pas exception. Aux premiers abords, il ressemble à un mec bourru sorti de sa campagne et puis très vite, on peut voir sa fragilité et son amour si pur pour sa femme. Sa femme n’est pas en reste car ce couple fonctionne à merveille : tantôt l’un prend les devants, tantôt l’autre. Une égalité parfaite.

Comme dans Midnight Special, les parents font tout pour offrir le meilleur à leur enfant. Ici, l’histoire est réelle mais sous le regard de Nichols, elle devient ambiguë dans le sens où les rôles ne sont pas évidents pour la plupart. Mildred semble effacée, sous l’autorité de son mari, mais elle prend les devants souvent pour mener à bien leur combat. L’autorité reste un ennemi, que ce soit dans Midnight Special ou dans celui-ci, les policiers ou les fédéraux restent des menaces pour l’amour sincère.

Joel Edgerton et Ruth Negga sont absolument parfaits pour jouer ce couple amoureux quoiqu’il advienne. Leurs regards et leurs corps font corps justement, ils restent chacun présents, à égalité. Leur pudeur sied à merveille à ce couple hors-norme. Le flic représente correctement la force implacable de la justice et de l’absurdité des lois du US. La mère de Richard, joué par Sharon Blackwood, reste indéchiffrable. On ne sait pas trop ce qu’elle pense, comme pour le père de Mildred, Christopher Mann. Ils ont l’air ok avec cette union mais fataliste quant à la loi. L’avocat Cohen apporte une touche étrange en jouant sur cette façade rieuse et moqueuse qui perturbe.

La nature est mise en avant tout au long du film, une nature chère au couple qui souhaite élever leurs enfants au milieu des champs et des forêts. Même au milieu de la ville, la nature existe et est montrée par instant. Le plan de la voiture dans le crépuscule est un clin d’oeil à son précédent film comme l’inversion des rôles entre Joël Edgerton et Michael Shannon, simple reporter. La musique est plutôt discrète mais quand elle se fait entendre est assez bien vu. J’ai reconnu assez vite que c’était David Wingo comme sur Midnight Special.

Bref, un film semblable en bien des points au film précédent mais qui s’attaque à une histoire vraie et forte. Un pas de plus vers la tolérance.

Portez-vous bien !

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