Je ne prends jamais de résolution au nouvel an mais avant ou après. Comme tout le monde le remarque, faire ça équivaut à ne pas les tenir parce qu’elles deviennent des contraintes. Alors que c’est pas le but. Justement elles sont là pour aider à mieux vivre et pas à se donner un genre.

Donc cette année je m’étonne par leur nombre. Je pense que j’ai atteint un cap avec ma psy qui me permet aujourd’hui de choisir où je vais si je pense que certaines choses pourraient être mieux faites ; tout en me laissant glisser sur la vie, ça serait se priver de nouveautés et d’imprévus sinon.

Manger plus sainement (ou faire comme tout le monde)

On peut pas dire que je ne mange pas déjà sainement. J’aime pas du tout les fast-food, je mange très peu de surgelés et de conserves. Je fabrique ma nourriture mais je mange tous les jours au restaurant. Et c’est ça ça aide pas.

Alors j’ai décidé de faire attention depuis deux mois déjà. Attention à ne plus manger de viande ou de poisson. On est fais le test avec mes collègues : on mange tous les jours de la viande si on fait pas gaffe. Dans tous les plats il y en a. Alors je me fais passer pour une végétarienne. « Passer pour » parce que si j’ai envie de sushi ou d’un plat où il a de la viande je vais pas me faire souffrance non plus. Mais dans la vie de tous les jours réfléchir à ne pas en manger permet de se prémunir de l’abus. Et puis je me sens mieux voire fière de ne pas avoir « tuer » une petite vache ou un cochon pour me nourrir.
Plus de légumes ! Moins de viande !

Me laisser du temps.

« J’ai pas le temps ». C’est une phrase qui m’énerve. Je la prononçais parfois mais maintenant je prends sur moi pour me libérer du temps pour faire des activités qui me plaisent.
Et comment on libère du temps ? Moi j’ai décalé mes horaires. J’ai de la chance, je travaille très vite donc finir à l’heure ne me pose pas de problème. Donc je peux venir tôt le matin et partir tôt. Avant je rentrais pour manger et dormir… j’avais l’impression de ne plus rien faire de ma vie (sauf si je sortais, ce qui arrive souvent). Maintenant je rentre et je peux courir/faire à manger/écrire/lire/dessiner.
Je me suis aussi remise au japonais. « J’avais pas le temps avant » : juste une grosse flemme oui ! Donc si j’ai pas le temps, je potasse dans le métro et comme ça j’ai pas d’excuse.

Je ne laisse plus la créativité passer.

C’est facile de se dire « pas l’endroit », « je réfléchis encore ». Ou on peut produire tout de suite, quand ça vient. J’ai un problème. Je veux que tout soit parfait du premier coup sinon je me démoralise. Puis j’ai découvert qu’on pouvait corriger,  reprendre, améliorer. Bravo madame, tu veux une médaille ?
Je me force à dessiner, écrire ou peintre dès que l’idée vient. On verra ensuite ce qu’on en fera. On se prend plus le choux avec des hésitations débiles. Il en temps d’agir.

Bouge ton petit corps.

Ça va avec plus de temps, aller courir pour ne pas s’embourber dans la feignantise. Je fais du yoga régulièrement depuis un an. Ça m’a bien aidé, je me sens bien mais c’est pas assez. Alors je cours le soir. Mais comme je rentrai tard, je pouvais pas. Maintenant j’ai une heure de plus, je cours (comme une con) sur les trottoirs et c’est bien.

Se mettre des défis.

Je n’ai pas encore trouvé lesquels mais j’aimerai bien me trouver des défis à faire. Plus pour améliorer mon mental que mon savoir-faire. Lancer par mon voyage seule qui m’a forcé à me dépasser, j’ai gagné une énergie nouvelle. Les peurs comme les interdits sont fais pour être franchis.

En gros mes résolutions ne sont que la continuité de ce que j’étais avant. Mais pour tenir une résolution, comme pour changer, il faut le vouloir et faire ça petit à petit. Toutes celles-là sont faciles à faire et pour cause elles sont déjà en place pour certaines depuis deux mois. Vive la volonté !