Bonjour mes petits sucs jaunes ! Aujourd’hui, une courte critique sur un film argentin présenté à Cannes (j’ai pas fait exprès) : Meurs, monstre, meurs. Je m’attendais à avoir peur, j’ai trouvé autre chose.

Cruz (Victor Lopez (II)) est un policier. Il est appelé sur les lieux d’un crime : une femme a été décapitée. Les autorités pensent que c’est son mari. Sauf que, un mystérieux homme (Esteban Bigliardi) a été vu plus tôt et les soupçons vont se porter sur lui. Et ça ne sera pas le dernier crime commis dans cette région qui semble calme mais habité de mysticisme.

Ce film n’est recommandé qu’à celleux qui auraient un bagage dans les films chelou, lent et dont les thèmes sont obscurs. Car ce film est lent, chelou et certains thèmes sont obscures.

Le film tente de parler de communication et de son mode oral qui n’est pas toujours le bon, de croyance, d’images et de sexualité (je crois). C’est ce thème que je suis pas sûre d’avoir capté. Le design de la créature me laisse penser à un message sur ça ou la féminité mais j’en sais rien.

Ce film est, par contre, si beau ! Le directeur de la photo et les ingénieur-es lumières ont réussi à rendre magnifique des lieux un poil sordide. Tous les plans de nuit sont des clairs-obscures, si l’histoire met du temps à avancer, au moins on peut se rincer l’œil sur ces toiles.

Le sound design aussi est très réussi. Le bruit des pas, celui de la créature donnent une ambiance encore plus pesante et enveloppante.

Mais comme je l’ai dis plus haut, même si le film reste clair pour pleins de points, j’ai l’impression d’avoir loupé la morale finale. C’est pas si grave mais ça m’a un peu laisser sur ma fin.

Les acteur-trices sont très bons. Ils sont bien écrits car peu manichéens et assez profonds. Si profond qu’on peut être perdu si ce qu’ils pensent réellement. Ça n’aide pas à suivre les aboutissants.

Bref, à voir pour la lumière, les sons et si vous aimez les films torturés.

Portez-vous bien !