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Tu ne tueras point

Posté le 17.11.2016 • Salles obscures & petit écran

Mel Gibson

Avec Andrew Garfield, Vince Vaughn, Teresa Palmer

9 novembre 2016

2h11

Guerre, biopic

Bonjour mes petites déités ! Aujourd’hui, on cause de Tu ne tueras point de Mel Gibson. Je n’ai, je crois, vu aucun film de ce réalisateur mais j’ai entendu parlé des polémiques. Alors ça donne quoi ?

Desmond Doss est croyant, si croyant qu’il va s’engager dans l’armée américaine mais en refusant de porter une arme. Tu ne tueras point est devenu son leitmotiv et il n’en dérogera pas. Sauf qu’en temps de guerre (2e guerre mondiale), ce genre de pensée est extrêmement mal vue. Va-t-il pouvoir servir son pays sans toucher à une arme ? Va-t-il renoncer à ses convictions et ses croyances ?

hacksaw-ridge-posterCe film est tout à la fois. Il a une partie Disney, une partie guerre, une partie Platoon et tout ceci sans demie-mesure. On peut résumer par « en fait des caisses pour tout ».

La partie Disney est dégoulinante de bon sentiments, de niaiserie, de bonbons qui collent et de sourire béat sur la tronche d’Andrew Garfield (que j’aime beaucoup par ailleurs). La partie guerre en fait tellement que ça peut être trop. C’est violent, ça montre ce qu’il y a à montrer. J’ai été stressée pendant toutes les scènes de batailles. Michael Bay est un petit joueur en faite ! Et la partie Platoon est ma foi très drôle et se laisse regarder avec entrain.

Le deuxième point étrange est cette non finesse dans les symboles. Une scène est balancée si fort et de manière si imprévisible qu’elle gâche le moment d’émotion précédent. La scène de civière est grossière. Tout est exagéré. Mel Gibson a voulu appuyer sur tous les boutons en même temps et ça donne quelque chose où l’on peut rire de malaise ou pour se moquer.

Mais parfois ça rend justice au propos. La religion n’est pas montrée comme la vérité mais est la vérité du héros. Ils sont tous religieux de toute manière à cette époque. Comme c’est un film américain, c’est mielleux et la fin over-vue (mais c’est une histoire vraie donc bon). Mais je me suis fais happée par les batailles avec les japonais. Les extraits des vraies personnes à la fin ajoutent un peu d’émotions et clôturent assez bien. D’ailleurs, ce film m’a un peu chamboulé la tête, j’ai eu beaucoup de mal à m’endormir tant le courage de Doss m’est apparu petit à petit.

Ce film m’aura au moins permis de découvrir les Objecteurs de conscience. Ils sont des gens qui refusent d’obéir pour des raisons religieuses, morales ou sentimentales. Et je trouve ça fou ! Dans ce cas précis, fou de s’enrôler et de pouvoir dire non aux armes. Vouloir aider son pays et ne pas vouloir faire de mal à l’autre. Pouvoir dire oui à qui on est malgré tout.

La musique est très conventionnelle mais reste belle pour moi. Parfois un peu trop héroïque, ça renforce le côté forcé des images. Pour ce qui est du cadrage, ça passe parfois et ça casse à d’autres. Je me suis parfois cru dans une bande-annonce du jeu-vidéo Battlefield. Les flammes m’ont paru étranges à certains endroits.

Bref, un film à voir que si vous êtes fans de guerre pour la 2e partie de film et de romance à l’eau rose pour la 1e. Mais il faut supporter l’une ou l’autre.

Portez-vous bien !

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