Bonjour mes petits poèmes ! Aujourd’hui, Paterson, un film assez étrange avec beaucoup de symboliques et qui tombe pile le jour où je me pose des questions sur la différence de passion chez les gens.

Paterson (Adam Driver) vit à Paterson. Il conduit le bus 23 – Paterson. Il aime la poésie et surtout William Carlos Williams qui a vécu à Paterson. Nous allons suivre la routine de Paterson pendant une semaine, au fil de ses textes.

PatersonCe film traite et utilise beaucoup de symboles. Il y a aussi des concepts comme le temps, la routine, les détails de la routine, la répétition, l’obsession et la passion. Paterson n’est pas un homme très extraverti. Il parle peu, ne donne pas vraiment son avis, se contente de sa vie comme elle vient. Pourtant il est capable de faire de la poésie sur un emballage d’allumettes. Il n’a qu’une seule passion.

Sa copine, Laura (Golshifteh Farahani), elle, se perd entre cuisine, peinture, couture et musique. Pourtant elle est obsédée par le noir et le blanc. Deux visions. L’une forte par son unique but mais qui se laisse un peu traîné par l’autre qui s’éparpille, se cherche et envahi l’espace.

L’autre symbole est les jumeaux. Annoncé dès les premières minutes par le rêve (qui est un autre symbole, celui qui concrétise les suivants), la juméléité va revenir en permanence que ce soit grâce à de vrais jumeaux ou par des personnages qui se ressemblent dans leur être. Le chien de Paterson est presque un jumeau de celui-ci car il exprime ouvertement ce que Paterson n’ose dévoiler.

Le film est très lent et fait parti des films où la routine ne trouve une beauté que dans la répétition imparfaite des jours. Chaque jour apporte une nouveauté, un détail. Les plans de caméra sont aussi étranges. Ils se mettent parfois à la place des yeux Paterson, on peut voir son plafond lorsqu’il est dans son lit. Comme si le film nous disait qu’on peut tous avoir cette vie, lente et banale, mais que l’on peut aussi y voir la poésie comme le fait le héros.

Adam Driver nous livre un rôle calme et posé, comme celui dans Midnight Special, il nous montre qu’il peut être autre chose qu’une pâle copie de Dark Vador (vraiment pas son meilleur rôle). Golshifteh joue parfaitement la femme à la fois qui impose ses envies et convictions et qui s’inquiète. Elle est très bien dans son rôle un peu agaçant et obsédée.

Bref, un film pas recommandé à tous, il faut aimer les films lents et introspectifs.

Portez-vous bien !