C’était assez mal barré pour Pixels au départ. L’idée que des aliens viennent nous attaquer à cause de Pac-Man était un peu trop con pour moi. J’avais peur aussi que ce fusse un énième film sur les geeks. Mais ce fut moins pire que prévu.

Sam Brenner (Adam Sandler) est un as aux jeux-vidéo car il est capable de repérer les pattern des ennemis. Son meilleur ami, Will Cooper, l’inscrit au championnat du monde. Mais lors du championnat du monde dans les années 80, il est battu à Donkey Kong par Eddie Plant (Peter Dinklage). À partir de ce jour, sa confiance en lui est détruite. On les retrouve trente ans plus tard. Sam est installateur d’électronique, Will est président de la république (oui, oui). Les aliens attaquent alors la terre pensant que les images de jeux-video (envoyées plus tôt dans l’espace) sont des déclarations de guerre. Qui pourrait nous sauver de Pong ? Ghost-buster euh non les Arcadeurs !

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Bon ça casse pas trois pattes à un canard comme film. Les blagues sont parfois sympa parfois horriblement gênantes de clichés sur les geeks. Pendant les championnats, les deux amis vont rencontrer le 4e comparse : Ludlow. L’archétype du geek fou : plongé dans son monde, boutonneux et gras, parano, timide, qui ne sait pas se tenir en société. Mais un jour, Hollywood saura que les geeks ne sont pas tous comme ça.

Will est devenu président, on ne sait comment, mais c’est aussi le seul qui n’est pas vraiment plongé dans les jeux, il est l’ami du geek. Geek qui va avoir un boulot en dessous de ces capacités. Et je ne parle pas du « tricheur ». Tous les personnages sont bloqués à un seul archétype. Cela nous donne un film très cliché et attendu.

Il y a parfois des moments touchants comme le président et sa femme (même si ça fait rire les autres, un président ne doit pas faire ça) et la déclaration d’amour de Ludlow à Lady Lisa. J’ai bien aimé aussi le rendu des jeux-video en vrai. C’était assez cool que le serpent se déplace dans la ville ou de voir Q*bert animé. Et c’est vrai que c’est assez violent comme jeu si on le sort de sa machine ! En tout cas, l’idée de faire la guerre à coup de Pac-Man est intéressante. L’autre point sympa est le fair-play des aliens. Ils viennent mais reste bon joueur jusqu’au bout.

L’autre idée un peu hors-norme et sympa est d’avoir basé le message sur « comme quoi avoir passer tout ce temps sur des jeux n’était pas si inutiles ». Et c’est vrai qu’on blame trop souvent les joueurs de passer mille heures sur leurs consoles. Là, l’idée du film leur rend hommage et le laïus de Sam aux soldats comme quoi les jeux-video ont augmentés sa motricité et synchronisation visuelle était chouette. Et c’est un article que j’aurai voulu écrire « ce que les jeux-video m’ont apporté ». Et ce point là aurait été cité. Dans une foule, je sais assez bien gérée les colisions ou les trajectoires des gens ; sûrement grâce aux jeux de courses ! Peut-être que cet article verra le jour…

Sinon c’est dommage d’avoir créer le personnage de LA colonel pour à la fin en faire une demie-demoiselle en détresse. Mais bon, on va passer.

Voilà rien de folichon mais pas horrible non plus pour ceux qui se fichent des blagues sur les geek. On se laisse aller pendant, un film pas prise de chou pour un dimanche pluvieux par exemple.

Portez-vous bien !