Bonjour mes petits moineaux rouges ! Aujourd’hui, parlons de Red Sparrow de Francis youhou Lawrence (CONSTANTINE). Je n’avais pas vu le casting mille étoiles mais seulement la bande-annonce. Et puis une avant-première m’a fait de l’œil.

Dominika Egorova (Jennifer Lawrence) est une danseuse talentueuse du Bolchoï. Nate Nash (Joël Edgerton) est un agent de la CIA infiltré à Moscow. Après un accident, Dominika ne peut plus danser ni subvenir aux besoins de sa mère. Cette situation l’entraîne à devenir une Sparrow, des humain-es reprogrammés pour ne plus que remplir leur mission, quitte à tout sacrifier pour la mère patrie. Sa mission : trouver la taupe qui aide les Américains, dont Nate.

Trigger warning : violence, torture et viol. J’ai donné le ton. Car ce film ne fait pas dans la dentelle. C’est peut-être ce qui a retenu mon attention le plus en sortant. J’étais crispée. Presque tout du long même si le climax est à environ 35-45min de film je pense.

Pour une fois, on nous montre un entraînement pour devenir ce genre d’icône : une femme implacable, froide et surdouée. Et ça ne donne pas envie comme modèle si l’on doit passer par là. Cela met un peu de nuance à ce genre de femmes, comme La Veuve Noire de Marvel, qui semble si badass mais qu’est-ce qu’elle a traversé pour être comme ça ?

Ce film traite de vengeance. C’est un film à rebondissement, traîtrise et retournement de situation. Je n’ai pas tout pigé sur le coup mais tout s’éclaircit à la fin. Peut-être un peu trop, le syndrome « spectateur con » est activé. Dans le sens où le réalisateur pense qu’on n’est pas assez intelligent-e pour recoller tous les morceaux sans aide. Dommage. [Spoiler à surligner] Je n’ai pas trouver logique que quelqu’un engage quelqu’un, lui fasse du mal et ne se doute pas que cela se retournera contre lui. Surtout qu’il pouvait être visé pour être désigné comme la taupe ? [/spoiler]

L’autre chose un peu dommageable est cette vision négative de la Russie. J’avoue ne pas savoir si cela se passe comme ça chez elleux mais cela sonne comme des relents de guerre froide. Et puis, c’est bien d’avoir demandé aux acteur·trices de faire des accents mais cela ne remplace pas l’immersion de la langue.

Le casting envoie du lourd. Jennifer Lawrence est glaçante. J’oublie presque que c’était elle. Joël Ergerton est un peu plus en dessous, mais souvent je trouve les gentils un peu en dessous. C’est presque trop facile comme rôle (erreur de ma part). Ma joie quand j’ai vu Matthias Schoenaerts, Ciarån Hinds et Jeremy Irons en trio russes. Trois excellents acteurs. Deux qu’on ne voit pas assez à mon goût, mais c’est normal. Schoenaerts est toujours aussi sublime. Un parfait Poutine, désolée pour lui. Et ce regard de chien battu à la fin ! Ravissant. Et puis Charlotte Rampling en sadique, quelle brillante idée !

Ce que j’ai aimé aussi est l’introduction en montage parallèle. En plus, les images étaient vraiment belles. Celle du parc face à Dominika qui danse, vraiment une super entrée. Ensuite, il y a plus de place à l’action qu’à la beauté, même si de temps à autre, il y a des plans intéressants (la route dans la neige, la symétrie des cours). J’ai mis un peu de temps à le voir mais on parle souvent de liberté et les agents sont des « moineaux » donc des oiseaux que l’on met en cage. On remarque qu’elle fume souvent près d’une fenêtre à peine entrouverte, elle reste prisonnière malgré tout.

Voilà, un bon film, un peu violent avec une histoire qui a l’air de se tenir (mais je suis un peu bon public). Si vous aimez ce genre de film, allez-y !

Portez-vous bien !