Do what you can with what you have where you are

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Et si ne rien attendre apportait le bonheur ?

Pendant longtemps, j’ai attendu que les gens devinent ce qui se passait en moi, mes émotions, mes sentiments. Forcement ils ne sont pas télépathes et forcement j’étais déçue. Pourquoi personne ne me comprend ? J’en ai voulu longtemps à mes ex mais comment auraient-ils pu savoir si je ne leur dis pas ce qu’il ne va pas ? A chaque fois que j’avais un événement important dans ma vie, je l’anticipais, je réfléchissais à comment il va se dérouler. Et comme j’en attendais quelque chose, j’étais forcement déçue. La déception est un sentiment pervers car il est souvent silencieux et se mélange à d’autres choses, faisant monter la marmitte sans que l’on s’en rende compte tout de suite.

Le problème avec la rumination c’est qu’elle donne :

  • quelque chose à espérer, on se monte martel en tête, que ce soit positif ou négatif. Alors que c’est bien connu que rien n’arrive jamais comme prévu
  • une fausse interprêtation des faits, on passe son temps à voir et revoir les mêmes scènes, à en anticiper d’autres mais qui peut prévoir le future ? qui peut changer le passé ?

En méditation (ici celle de la pleine conscience), on apprend des exercices qui ne doivent pas avoir de but en soi. Bon, c’est pas bien, mais le but, pour moi, est de réduire mes ruminations chroniques mais le but doit rester ancré dans mon esprit sur le long terme, et non à chaque fois que je pratique. C’est comme pour avoir un orgasme, il ne vient pas à chaque fois, et surtout si on cherche absolument à en avoir un qu’il ne vient pas ; ce n’est pas une raison pour se remettre en question sur ses capacités. On est pas des machines sacré nom de nom. J’assume cet exemple !
Il faut prendre l’échec avec bienveillance quand il survient. J’ai pas réussi à me concentrer aujourd’hui. Bien, j’ai.noté que c’était à cause de ci ou ça. Bien. On en arrête là. Et demain sera un autre jour.

Le but n’est pas de nier des sentiments négatifs comme l’angoisse, ou la peur. Juste les accepter. « J’ai peur que cet entretient se passe mal », « et si j’avais rien à dire », « je n’ai pas de conversation, j’ai peur qu’il y ait des blancs ». Avec la méditation, on accepte que de telles choses arrivent. Et on les surmontera.

Le vrai lâcher-prise, dont beaucoup d’ouvrage fait l’apanage en ce moment, est de pouvoir ne rien prévoir, ne rien chercher à obtenir d’un rendez-vous ou de la vie en général. Il faut y aller sans penser, sans prévoir. Encore aujourd’hui, je ne peux pas m’empêcher de réfléchir, d’imaginer comment quelque chose va se passer, mais maintenant je suis conscience de ce qu’il se produit, j’ai donc le choix de ne pas prendre pour argent comptant ce que j’imagine. Je suis de moins en mois décue et je profite de plus en plus de ce que la vie m’offre jour après jour.

Ce discours fait très gouroux drogué mais j’assume, ça a fonctionné pour moi, pourquoi pas pour vous 🙂