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Split

Posté le 05.03.2017 • Salles obscures & petit écran

M. Night Shyamalan

Avec James McAvoy, Anya Taylor-Joy, Betty Buckley

22 février 2017

1h57

Fantastique, drame

Bonjour mes petites bêtes ! Aujourd’hui, on s’attaque à Split, le dernier Shyamalan, l’amoureux du twist des familles.

Casey (Anya Taylor-Joy) et deux élèves de sa classe sont kidnappées par un homme qui se nomme Dennis (James MacAvoy). Rapidement, elles se rendent compte que Dennis n’est pas seul-e. Pourquoi ont-elles été enlevées ? Et surtout pas qui ?

Ce film me pose énormément de questions et de problèmes. Et au-delà de ça, un bon point, une bonne idée va vite trouver son contraire et gâcher le tout. Du Shyamalan, j’ai envie de dire.

Shyamalan a pris un sujet épineux et le public n’est pas prêt. Désolée, je vais un peu plus rude que d’ordinaire mais la dissociation est une vraie maladie. Ici, Shyamalan l’utilise comme si c’était un détail, une évolution de l’homme. Il ne montre pas beaucoup les souffrances que cela implique. A lire : Un article écrit par une future spécialiste pour bien comprendre le trouble dissociatif de l’identité (TDI).

Il tente pourtant de faire ça bien par moment avec la professeure Fletcher (Betty Buckley) et Casey qui sont en empathie. C’est pourtant vraiment maladroit. La professeure semble réellement respecter Dennis et les autres. Et dans un même temps, elle ne croire pas à l’un d’eux, aussi fantasque soit-il, et cela revient à désavouer entièrement le travail de confiance qu’elle a établi avec Dennis. Pourquoi elle croit aux 23 personnalités et pas 24 ?

Casey comprend vite que ce que vit Kévin, car il est la personnalité d’origine, est réel. Elle s’en sert à son avantage mais bon, elle, elle doit survivre donc on lui passera son manque de considération. Son histoire à elle paraît désuète au départ mais elle prend vraiment son sens et ça ajoute une vraie plus-value. Un bon point. Un autre bon point est que les femmes sont débrouillardes, toutes. Mais, l’héroïne est l’archétype de la femme forte, de l’homme caché en femme. J’entends déjà qu’on est jamais contentes, nous personne de genre féminin. Mais c’est vrai qu’une femme qui fait tout comme un homme (chasser, être fort, insensible presque, maître d’elle…) n’a pas d’intérêt. Je préfère une femme avec des faiblesses et qui les montre. Comme un homme devrait être aussi. Nous ne sommes pas des robots, des deux genres.

Ensuite, la personnalité Patricia a fait rire. La transphobie du public est assez flagrante. J’avais été prévenu et y’a rien de drôle dans cette personnalité. Elle fait peur. C’est une personnalité flippante et dérangeante. Voir James MacAvoy habillé en jupe n’est pas drôle, ses mimiques n’ont plus. Dommage car le film montre sans jugement cet aspect. Le public n’est pas encore déconstruit pour voir ça sans glousser. On reproche aussi le film d’être psychophobe, se moquant d’un trouble psychique. Il est maladroit mais il montre, pour moi, sans jugement le cas de Kévin. Il n’y a rien de drôle a avoir plusieurs personnalités dont une jeune. Erreur de scénario : dire qu’il a 9 ans et le faire embrasser une adulte. C’est limite malsain comme relation. Surtout qu’elle accepte. Breeeef.

James MacAvoy est absolument dingue dans ce film. On le sent vraiment changer, je trouve même que lui faire changer de vêtements (mais c’est peut-être réellement ce que vont les dissocier) rompt le rythme. La petite qui joue Casey jeune (Izzie Coffey) est chou, elle n’en fait pas des caisses mais elle fait très bien passer ses émotions qu’elle tente de dissimuler. Le reste du casting reste bien. Même les deux autres jeunes filles qui pourraient être le stéréotype des filles dans les slashers (Scream, Massacre à la tronçonneuse…) s’en sortent plutôt bien et ne m’ont pas irrité le crâne.

L’image est très belle, les décors sont intéressants. Dommage de n’avoir pas réellement exploité la salle de bain immaculée. Elle est mise en avant puis oubliée, on se demande presque pourquoi l’avoir montré à part pour introduire les TOC d’un des personnages. Le plus what the fuck est la toute toute fin pour annoncer quelque chose mais je vois pas le rapport. Donc je suis pas convaincue par cette fin. J’attends de voir ça !

Bref, j’ai mis mille ans pour écrire cette critique, mais avec le recul, je me souviens bien du film, il me laisse un bon souvenir malgré quelques défauts. A voir donc avec un œil bienveillant.

Portez-vous bien !

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