Bonjour mes petits pots de café ! Aujourd’hui, allons voir le dernier film de Jim Jarmusch et le film d’ouverture de Cannes, The Dead don’t die. À part qu’il y avait des zombies et un casting à faire pâlir l’aspirine, je n’avais pas trop d’idée de ce que j’allais voir. Ayant vu Paterson, le dernier film de Jarmusch où il fallait s’accrocher et d’autres sons de cloche, j’avais un doute.

Centerville est une ville classique des États-Unis. Ses habitants ont tous leur façon d’être. Nous allons les suivre alors que les morts revivent et veulent les bouffer.

Je crois que j’ai rarement vu un film autant assumé son côté méta. Je m’y attendais surtout pas du tout ! Que ça soit les références internes au film dont certains personnages sont au courant d’être dans un film ou aux autres films, la phrase d’un des personnages « prête attention aux détails » sonne particulièrement.

La deuxième chose qui a fait de ce film une très bonne surprise est qu’il est très très drôle ! Ça non plus, Jarmusch ne m’y avait pas habitué. La salle a d’ailleurs ri plus vite que moi (il y a un détail que j’ai failli louper si la salle n’avait pas ri). On ri jusqu’à la fin, jusqu’à la morale qui pèse lourd sur le cynisme.

Le troisième bon point est évidemment le casting qui n’est pas là pour faire joli. Les acteur·trices sont vraiment cool et leurs rôles sont taillés à merveille. Bien sûr, Tilda Swinton remporte mon adhésion, j’y suis allée un peu pour elle et Adam Driver. Tilda incarne une personnalité hors-norme que j’ai adoré. Adam Driver reprend un peu son rôle d’apathique comme dans Paterson mais ici, le décalage créé un ressort comique très bien géré.

Pour un film de zombies, Jarmusch a choisi de placer les siens, au milieu, ni rapides, ni lents. Ils sont d’ailleurs parlants et surtout ils n’attaquent pas tous. Certains errent juste. Ses zombies, tout comme Romero, auquel il rendra une autre fois hommage (et sûrement d’autres que je n’ai pas vu), portent une critique de la consommation.

Après tout n’est pas parfait. Certains personnages ou situations n’ont aucun intérêt car elles ne font pas avancer l’histoire. On les enlèverait qu’on ne verrait pas la différence. Après, c’est une question de médium car si on les voit, ça donne un peu plus de situations, qui, comme dans la vie sont inutiles. L’explication de l’invasion aussi est en demi-teinte. Je ne sais pas si je la trouve utile, intéressante ou pas. L’intrigue me donne l’impression d’une sorte de prétexte pour faire du méta et s’amuser avec ses acteur·trices fétiches.

J’ai aimé la lumière, les décors. Il y a un plan avec de la buée sur des vitres que j’ai trouvé très beau. À part la fameuse musique, je ne me souviens pas s’il y en a d’autres.

Bref, un bon film divertissant et très drôle. Et pour toutes les références méta, ça vaut le coup !

Portez-vous bien !