Il y a des fois où le temps ne presse pas et on remercie ceux qui le prenne.

Pour la petite anecdote Wong Kar Wai a mis plus de six ans à réaliser The Grandmaster. Cela raconte la vie de plusieurs grands maîtres du Kung-fu, ayant chacun leur propre courant. On peut suivre le futur mentor de Bruce Lee : Ip Man. Il y a aussi l’histoire de Gong Er qui maîtrise l’art du Ba Gua et seule, l’enchaînement des 64 mains. Ainsi que La Lame dont le film ne développe que trois moments de sa vie (la projet a été raccourci par rapport à la version originale prévue).

The Grandmaster de Wong Kar Wai

The Grandmaster de Wong Kar Wai

Je ne sais pas si le film le plus abouti que j’ai pu voir dans la catégorie photographie. Aucun plan n’est laissé de côté, tout est magnifique. À commencer par la lumière, des jeux de clairs obscurs impeccablement efficace. Ensuite viens les décors, les objets et les acteurs. Leurs seuls présences dans le champ de la caméra donne une dimension à des scènes d’attente qui pour nous occidentaux est relativement mal vu (bouh attendre quelle drôle d’idée !). La musique accompagne rt souligne tout. Et pour finir les combats. Ah les combats, cet art chinois, ces chorégraphies aux allures de danse ancestrales.

Je voudrais souligner la performance de tous les acteurs à commencer par Zhang Ziyi, magnifique beauté calme qui contrôle le moindre de ces gestes ainsi que Tony Leug qui s’est brisé deux fois le bras en apprennant pendant quatre ans le Kung-fu.

Ca renouvelle l’amour que j’ai pour cette culture, l’Asie est vraiment un moteur pour moi. Ça m’a donné qu’une envie : savoir bouger comme eux.