Qui n’a jamais rêvé de savoir comment marche nos émotions ? C’est vrai que je vois mon cerveau comme pleins de petites cases pour ranger mes savoirs, pleins de petits voix qui me font réagir. J’ai même des noms pour elle : le juge, l’homme, l’animal ou encore la petite fille. Pixar nous propose sa vision du cerveau humain : 5 émotions sous la forme de petits personnages. Nous avons Joie, Colère, Dégoût, Peur et Tristesse. Reste plus qu’à trouver une histoire !

Riley est une jeune fille pleine de vie. Elle aime le hockey, son amie d’enfance, sa famille et sa vie. Mais un déménagement à San Francisco va bouleverser son monde idyllique. Ça, c’est ce qu’on voit de l’extérieur mais que ce passe t-il dans sa tête ? Joie gouverne d’une main de fer les autres émotions pour que Riley soit toujours heureuse. Malheureusement Tristesse est maladroite et bouleverse elle-aussi les souvenirs de Riley… ce qui n’est pas au goût de Joie.
Inside out de Pete Docter

Inside out de Pete Docter

J’ai eu très très peur ! Pas peur comme en regardant un film d’horreur, peur de m’ennuyer, peur que cela soit trop cucul la pralinette pour moi. Ce fut le cas pendant 30 min puis enfin on est rentré dans un pixar ! Disney, même s’ils sont pas censés être à l’oeuvre dans les films de Pixar, c’est fait sentir au début du film. Riley est trop parfaite, sa vie trop parfaite. Même les 5 îles, représentant les piliers de la personnalité, sont hyper positifs. Et quand je dis positif, c’est carrément une Sainte cette Riley. Donc c’était très mal parti pour moi. Je voulais du Pixar à la Toy Story, des gens pas parfaits, des gens qui doutent. Et heureusement, cette impression de parfait n’était là que pour la détruire !

Pixar a ce génie qu’ils savent mêler sentiment fort (peur enfantine dans Monster & Ci, douleur du deuil dans Là-haut) et imagination. Représenter le cerveau comme ceci, en y incluant les phobies, l’inconscient, l’imaginaire ou encore la mémoire à long terme comme des étagères de bibliothèque, c’est génial ! Avec les amies avec qui je suis allée le voir, on sait amuser ensuite à penser comme si nous avions nous-aussi les 5 émotions au commande, et c’est pas mal ! Il en manque des émotions bien sur, mais on peut faire beaucoup de choses déjà avec celles-ci.

Inside Out (titre anglais) parle de la dépression. Quand Joie et Tristesse sont jetés hors de la tour de contrôle, Riley perd peu à peu sa volonté, sa joie mais aussi tous ces autres émotions. Et c’est la grande force de ce film : nous montrer que la tristesse est importante ! La société nous pousse à toujours être heureux, à sourire même quand on a perdu quelqu’un, que l’on est pas content ou que l’on est triste. Je suis triste, je pleure encore parfois en pensant à mon Grand-père qui est mort il y a 3 ans ou encore à mon chat Nougat. Je n’ai plus honte de pleurer les choses qui me manquent. D’ailleurs j’ai beaucoup pleuré devant ce film. Je m’y attendais pas. J’ai pleuré parce que c’est triste, j’ai pleuré devant l’ami imaginaire de Riley qu’elle a oublié. J’ai encore un doudou, et j’ai pensé à lui en voyant ça. Je ne peux pas imaginer le perdre ou qu’il disparaisse.

Sinon j’ai ri aussi ! Ne vous en faites pas, c’est aussi très drôle. Les relations entre les émotions sont sympas mais la meilleure c’est Tristesse. Elle est très touchante. Dégoût est marrante et débrouillarde. Peut-être que la moins intéressante est Joie, puisqu’on la connait tous et qu’elle est limite exubérante. Mais bon, c’est très léger comme défaut ! Petit big up, aux moments où l’on passe dans le cerveau des parents, et n’oubliez pas de rester à la fin pour découvrir ce qui se passe chez un chat ! C’est parfait !

Voilà, un charmant petit film d’animation que je vous recommande.

Portez-vous bien !