Bonjour mes petits livres verts de la discrimination ! Aujourd’hui, on va parler de Green Book : sur les routes du sud, un film qu’il donnait envie dès sa bande-annonce.

Tony Lip (Viggo Mortensen) est une sorte d’homme à tout faire mais surtout à frapper les connards. Alors que le club dans lequel travaille ferme pour travaux, il passe un entretien d’embauche pour conduire et protéger Don Shriley (Mahershala Ali), un brillant pianiste, noir. Le problème ? Shirley va faire une tournée dans les états du sud des US alors que c’est encore divisé entre noirs et blancs.

Ce que mon résumé cache est que les deux personnages sont très différents l’un de l’autre et ça ne peut réserver que des grandes surprises. Tony est un peu raciste, grossier, franc, bullshitter professionnel et gros mangeur. Don est distingué, snob, intelligent et éduqué. Deux mondes qui s’affrontent ! Pour le meilleur et le pire.

C’est la force du film. J’ai adoré voir l’évolution des deux personnages qui restent entiers malgré les échanges de point de vue. Chacun prend un peu du monde de l’autre pour régler des petits problèmes de caractère.

Ça n’occulte pas le problème racial que soulève le film. Bien au contraire. Surtout que Shirley connaît très peu la culture noire contrairement à Tony, qui est pauvre. Les rôles semblent inversés et pourtant, c’est toujours Shirley qui est noir et donc prend les coups.

Les problèmes raciaux sont soulevés avec habilité et subtilité. Tony permet de faire le lien pour les blancs peu conscients du problème. C’est donc un film plus doux que d’autres, mais il n’oublie pas de montrer la violence possible tout de même.

Les deux acteurs sont vraiment bons et leur alchimie est vraiment parfaite. Leurs rôles leur vont à ravir. Mahershala Ali est encore une fois divin, en prince noir et artiste torturé. Je n’avais vu Viggo Mortensen aussi gras et vulgaire que dans ce film. L’âge a pesé mais cela renforce ce personnage très étonnant au final.

L’image est belle, surtout lorsqu’il s’agit de filmer les humains. La musique est très chouette aussi car elle met dans l’ambiance et l’époque où le film se déroule.

Bref, un très bon film, où l’on rit autant que l’on comprend le racisme insidieux.

Portez-vous bien !