Bonjour mes petits smileys ! Aujourd’hui, un film que j’avais peur de voir. On pense qu’il n’y a que le cinéma d’horreur qui fasse peur mais parfois, s’approcher de la réalité est bien pire. Donc en route pour Les Invisibles de Louis-Julien Petit.

Le centre Envol est un centre d’accueil de jour. Les pensionnaires s’y sentent si bien que les chiffres de re-insertion ne sont pas bons et le centre va fermer. Audrey (Audrey Lamy), révoltée au départ, trouve comment aider ces femmes avant la fermeture définitive du centre.

Les invisibles de Louis-Julien Petit

Comme vous pouvez vous y attendre avec un tel sujet : ça peut être dur. Mais le film et l’écriture ont la présence d’esprit de rester drôle quand ça doit l’être, léger mais sans nous épargner.

Il y a beaucoup de scènes fortes mais ce qui me touche le plus est l’abattement des personnes qui encadrent. Je ne peux pas en dire plus sinon je spoil. Ces moments ont été les plus tristes pour moi car si même celleux qui agissent pour les autres tombent, alors l’espoir reste compliqué.

Le film est évidemment porté par ces personnages et ces acteur-trices. La plupart des personnages sont jouées par des concernées. Ça renforce le propos et l’énergie. Mais les comédiennes sont très bonnes aussi.

Mon amour pour Corinne Masiero est toujours indéfectible. Je l’ai trouvé extrêmement belle car très sombre, stricte mais toujours là pour prendre la défense de celles qui ne peuvent pas parler. J’ai découvert Audrey Lamy dans un rôle fort. Elle m’a fait pleurer.

Les autres personnages gravitants apportent de la vie à cet univers même si je pourrais reprocher trop de sous-intrigues parfois ou peut-être qu’elles n’apportent pas grand chose (ou ce n’est pas dit clairement). L’histoire du mari d’Hélène (Noémie Lvovsky), je ne vois pas ce qu’elle apporte.

Bref, un film qui nous montre un monde caché, où l’on a pas envie d’aller spontanément et qui pourtant est beau. Je suis bien consciente que ça reste du cinéma mais l’espoir fait vivre comme on dit.

Portez-vous bien !