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Lettre d’amour à Hiromi Arakawa

Posté le 02.05.2017 • Artiste, Dans mon monde

Bonjour mes petits alchimistes ! Hier, j’ai terminé Fullmetal Alchemist : Brotherhood, le deuxième anime tiré du manga éponyme dessiné par Hiromu Arakawa. Et après avoir terminé cet anime, j’ai décidé d’écrire une lettre d’amour à Hiromi Arakawa car ce manga m’a apporté énormément de choses, et ce, sur plus de dix ans.

Hiromu Arawaka sort le premier chapitre de Fullmetal alchemist en 2001, il arrivera en France en 2005. Le manga a donné deux anime. Le premier anime sobrement appelé Fullmetal Alchemist prend beaucoup de liberté et invente une fin à l’histoire originale d’Hiromi. Le deuxième ajoute « brotherhood » derrière FMA et colle parfaitement au manga.

Fullmetal raconte l’histoire de deux frères, Edward et Alphonse Elric, qui partent à la recherche de leur corps car pour l’un il lui manque le bras et la jambe et l’autre le corps entier. Pourquoi ? Car ils ont tenté le tabou ultime de l’alchimie : la transmutation humaine. Pour réparer leur erreur, ils vont devoir découvrir la vérité sur la pierre philosophale et sur l’alchimie.

Fait par ma petite sœur <3 quand elle était jeune

Et petit laïus de pourquoi ce manga est génial dans son histoire : ça parle d’une fratrie, ça met en place des enjeux bien plus grands et plus profonds que la majeure partie des mangas (génocides, guerre ou encore valeur de la vie humaine), ça met en place des cultures différentes, ça parle de l’âme humaine, ça parle d’une relation fils-père compliquée, ça met en lumière des tas de personnages intéressants, gentils et méchants, pas trop de manichéisme, il y a foule de femmes fortes, il y a foule d’hommes faibles, il y a un accouchement, l’univers est riche, la mythologie est crédible, les dessins sont trop cools et c’est aussi drôle que triste.

Remettons un peu de contexte. J’ai découvert Fullmetal Alchemist au lycée. Canal +, quand c’était bien, passait des anime pas piqués des hannetons. J’ai pu donc découvrir Noir, Excel Saga ou encore Monster grâce à ça. Et puis ils ont passé FMA et là, ça a été le début de la fin. Je me vois, littéralement, courir depuis le lycée qui n’était pas tout prêt, pour pouvoir voir mon épisode (pas trop internet pour le récupérer en même temps). Ça a été plus qu’un coup de cœur. Ça m’a obsédé pendant longtemps, plusieurs années.

Mais je n’étais pas la seule. Ma sœur, aussi, a aimé. On les regardait ensemble. Comme elle sait mieux dessiner que moi, je la bassinais lui demandais qu’elle me dessine pleins de fanarts en masse. J’écoutais les opening et ending (musiques des génériques de début et de fin) en boucle, j’ai appris le japonais à ce moment-là. J’ai essayé d’apprendre à dessiner moi-aussi pour pouvoir dessiner moi même mes petits Ed et Al (mais c’est pas ça). J’ai écrit une fanfict (histoire inventé par le public sur la base d’une œuvre déjà existante), quelque chose que je n’ai jamais refait.

 

Ma crise s’est apaisée presque à l’arrivée du second anime, qui en plus, n’avait pas les « bonnes voix » au départ (un des rares anime que je peux voir en VF) (Arthur Pestel mais aussi tout le casting des voix françaises <3). Mais je gardais un œil bienveillant sur FMA, ses dérivés et surtout son auteure. Et, il y a, quelques mois, je découvrais que sur Netflix, il y a avait le 2e film tiré de Fullmetal et que les deux anime allaient être disponibles. C’était l’heure de renouer avec ce passé. J’ai terminé hier ce cycle.

Étant émotive, j’ai autant pleuré de la fin que de cette fin dans ma vie. Car Fullmetal ce n’est pas qu’un manga ou qu’un anime, c’est aussi :

  • ma passion définitive pour le japon, en voulant apprendre la langue
  • vouloir m’améliorer en dessin pour pouvoir
  • créer une histoire qui m’est propre en me basant sur le travail de quelqu’un d’inspirant
  • un lien plus fort avec ma sœur (même si je l’ai peut-être saoulée en passant ah ah bizoux) en parlant d’une histoire qui relate celle de deux frères, parallèle intéressant.
  • un impact sur mon imaginaire, un de mes romans a des similitudes que je peux voir alors que je ne connaissais pas la moitié de l’histoire de fullmetal.

Bref, une œuvre qui m’a touché au plus profond de mon être, et ce, depuis très longtemps. C’est pour ça qu’aujourd’hui, je voudrais remercier humblement l’auteure de m’avoir apporté, sans le vouloir, autant de choses.

荒川弘さまが好きです。どうもありがとうございます。

Portez-vous bien !

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