Bonjour mes petits révolutionnaires ! Aujourd’hui, en route au travers du temps et de l’espace avec Otages à Entebbe (7 days in Entebbe) de José Padilha. Comme souvent, je découvre un fait historique avec un film. Je garde à l’esprit que souvent les faits sont modifiés pour le meilleur ou le pire.

Juin 1976, Grèce, un avion d’air France avec 246 passagers dont plus de soixante-dix juif·ves est détourné. Les terroristes ou les membres du Front de Libération de la Palestine sont au nombre de quatre dont deux Allemands. La prise d’otage va durer sept jours, mais qu’elle en est la finalité ?

Otages à Entebbe de José PadilhaJ’aime beaucoup découvrir des pans d’histoires. Surtout la contemporaine et son lot de bordel. Ici, c’est particulièrement saillant car on ne peut pas décréter « untel est le méchant, l’autre est le gentil ». Même dans les genres, ce n’est pas évident et cliché.

Cela aborde le problème israélo-palestinien mais hors des frontières. Trente ans que l’état israélite a été créé et que les Palestiniens et autres sympathisants veulent récupérer ces terres. Dans le micmac, des européen·nes qui se sentent coupables d’avoir mis dehors des gens et veulent les aider. Mais tout cela n’a pas de fin. Encore maintenant, ce que vous rappelle gentillement le panneau final.

Les personnages sont assez complexes et pourtant simples. Déjà qu’on doit suivre les preneur·ses d’otage, les politiciens israéliens, les soldats ou encore les passagers, cela fait du monde à comprendre. Car chacun a ses motivations, désirs et volontés. L’accent est mis sur Böse qui partait pour faire changer le monde mais qui se retrouve piéger. Il doit alors prouver qu’il n’est pas un nazi. Il a un scène touchante avec une femme juive. La culpabilité allemande est très forte dans ce film. Les descendant·es payent pour les ainé·es.

Rosamund Pike et Daniel Brülh, Böse, jouent très bien. Rosamund a plus un rôle fort où elle doit se couper de ses émotions voire devenir folle pour s’en sortir. Car aucun des deux ne veut verser le sang. Iels sont plutôt idéalistes dans l’âme.

On voit peu les autres preneurs d’otages, les Palestiniens. C’est assez dommage. On connaît les motivations que d’un seul. Par contre, les manigances et les tactiques politiciennes sont très bien explicitées. Tout est question de responsabilité. Qui va sauver ces gens et surtout qui va endosser le risque ?

Il y a un beau parallèle avec la danse. Ces passages arrivent plus tard, lorsque l’on découvre le jeune couple Zeev Hirsch (Ben Schnetzer) et Sarah (Zina Zinchenko). Zeev est un jeune soldat qui pourrait partir pour libérer les otages et Sarah est une danseuse qui obtient un rôle spécial. Scène de danse qui ouvre et ferme le film. La danse est-elle comme les enjeux politiques, un mouvement perpétuel entre personnes ? Je m’égare sûrement ! La musique de la danse est super, en même temps, mettez-moi n’importe quel tambour profond, et vous avez mon attention.

Si vous aimez les films historiques, ou juste des films qui parlent d’enjeux presque mondiaux  d’humains, go !

Portez-vous bien !